Le Quotidien des Trolls : Le Grand Départ

Pour équilibrer toutes les belles choses et les compte-rendus passionnant de notre vrai article de fond, quoi de mieux qu’un résumé de notre journée, fantasmé mais totalement vrai, tel que raconté par Narfi ?

6H : Narfi se réveille douloureusement pour se mettre en branle. Pendant ce temps, ces sacs à merde de Lazylumps, Flavius, et Graour dorment encore.

6H17 : Le moteur de la titine rugit tandis que Narfi pense à ces enfoirés qui pioncent paisiblement. Il part pour un voyage de 2H afin de les rejoindre. Il décide de ne rien céder face aux fainéants.

7H04 : Il a des frissons.

8H20 : Narfi arrive à Limoges après une route dangereuse et ô combien vicieuse. Devant la porte de Flavius, Narfi appelle son aîné mais sans réponse. Même chose du côté de Lazylumps. Ces sales races.

8H57 : Après plusieurs minutes, le trio est réuni. Lazylumps refuse de démarrer avant l’heure convenue, 9H00. Flavius lui crache à la gueule, Narfi lui fait chat-bite. Lazylumps s’effondre.

9H00 : Lazylumps, toujours lui ce sac à merde, démarre enfin. Et prend la mauvaise route dans sa putain de propre ville. Le trio vient de perdre 10 minutes.

9H50 : Première pause pipi du trip, immortalisé par une photo qui, selon Lazylumps, « Va buzzer. C’est l’genre de truc qui tweetolike ! »

11H30 : Seconde pause pipi, avec cette fois-ci de vraies toilettes qui se déclenchent par détections de mouvements. La lutte contre la machine s’avère sérieuse, et Narfi en ressort avec une haine sévère pour Skynet.

13H00 : Passage du panneau indiquant la ville de Montaigu. Les chants à propos d’une certaine digue du cul s’élèvent avec bonhomie et bourrinie. Lazylumps s’effondre.

14H00 : Arrivée à Nantes devant notre hôtel. Lazylumps se gare comme un sac sur une place réservée à la livraison parce que : « Personne ne livre à 14H ».

14H30 : Arrivée aux Utopiales après un déjeuner rapide. L’accueil est chaleureux, ce qui est surprenant quand on sait que les trolls ont pour habitude de voyager incognito. Lazylumps en profite pour faire un selfie, parce que « Ça va buzzer ! Ça va twittoliker j’te dis putain ! »

15H00 : Rejoint par un Graour descendant de la capitale, le quatuor est désormais au complet et commence à prendre ses quartiers dans son hôtel.

16H00 : Narfi erre dans les travées des Utopiales, s’extasiant sur des posters vachement classes de ses films favoris. Les autres assistent à des conférences comme les vrais trolls sérieux qu’ils sont.

17H30 : Lazylumps se lève délicatement de sa place assise à même le sol de la conférence de Roland Lehouck et laisse choir à terre son porte monnaie, ainsi que sa crème anti-hémorroïdes devant le public. L’archouma. Il s’effondre.

19H00 : Narfi qui s’était promis de ne pas faillir l’a fait : il s’est acheté pour 45 euros de bouquins. Starfoullah.

20H00 : Au resto pour fêter leur première soirée dans la ville de Lulu la Nantaise, certains des Trolls profitent d’une petite mousse.

22H00 : Graour n’enregistrant pas que sa cuillère peut servir à étaler son chocolat sur ses profiteroles, décide de lécher avidement le pot de sa langue gourmande. Les autres sont captivés par le spectacle. Une photo est prise dans l’instant, mais Graour parvient à y apparaître comme civilisé. In fine, c’est un escroc.

23H30 : Toute l’équipe rentre et commence à travailler sur ses compte-rendus de la journée, tandis que Narfi se précipite pour faire du bouche à bouche à son portable défaillant.

23H36 : Le portable revit, l’honneur est sauf, le wifi marche, la vie est belle.

00H34 : Lazylumps frôle l’apoplexie après que ses 364 mots tout juste écrits aient disparus dans les méandres de l’internet. Le WordPress semble se rebeller, et Narfi craint que Skynet ne se soit enfin décidé à se sortir les doigts du cul.

00H53 : Lazylumps répare le WordPress in extremis par une intervention du Saint Esprit.

2:00 : Narfi, ce stakhanoviste, finit d’écrire ce compte rendu avec l’énergie du désespoir et la fatigue de la route dans les pattes. 

Narfi

Narfi a été accueilli au sein du Cri malgré sa nature de troll des forêts du Périgord, une sous espèce cohabitant rarement avec ses cousins des plaines Limougeaudes (Petrocore constituant la seule exception connue des Trollologues) Crasseux et vulgaire, poète dans l'âme, il aime à rester au fond de la tanière pour lire des bédés et jouer sur son PC, insultant de sa bouche pleine de poulet frit tous ceux croisant son chemin dans les dédales des internets.