Attention spoiler : pourquoi 90 % des joueurs abandonnent Toxic Commando en 2 heures

Dans un monde ravagé par des hordes de mutants visqueux, Saber Interactive promettait un FPS coopératif imprégné d’esprit série B horrifique. Avec le nom du maître de l’horreur en vedette, Toxic Commando visait à relancer la formule addictive des assauts zombies en équipe. Sorti il y a une semaine sur PC, PS5 et Xbox Series, le titre déçoit malgré quelques éclats.
Promesses d’un chaos motorisé et collaboratif
Le jeu plonge les joueurs dans un univers post-apocalyptique où la survie exige une coordination parfaite à quatre. Quatre classes distinctes – du soigneur au tank en passant par l’explosif et le tacticien – offrent des rôles variés, boostés par une progression RPG avec compétences uniques. Saber mise sur son savoir-faire en gestion de foules ennemies, hérité de World War Z et Space Marine 2, pour des vagues intenses. L’ajout de véhicules tout-terrain, inspirés de la série MudRunner, introduit une gestion réaliste de la boue et des treuils, censée diversifier les assauts. John Carpenter a contribué à la bande-son et donné des retours sur l’histoire, ajoutant une touche synthwave 80’s authentique. Sur le papier, cela évoquait un hommage vibrant aux classiques du coop comme Left 4 Dead, avec des maps semi-ouvertes pour plus de liberté.
Mécaniques alourdies et multijoueur bancal
Malgré un moteur Swarm solide pour les hordes, le titre peine à captiver. La couche RPG force une spécialisation rigide : armes et classes progressent via expérience, décourageant les switches et l’improvisation, essence des meilleurs coop shooters. Les véhicules, souvent relégués à des segments scriptés, deviennent un frein sur des niveaux linéaires. L’écriture verse dans le cliché sans l’ironie salvatrice des films de Carpenter, avec des dialogues plats. Paradoxalement, le solo avec bots procure plus de tension et d’exploration que le multi, miné par un matchmaking inégal opposant novices à des vétérans sur-optimisés. La campagne s’achève en cinq heures en ligne, contre dix en solitaire, révélant un équilibre précaire entre arcade pur et grind loot.
Accueil mitigé et avenir incertain
Les critiques oscillent autour de 74/100 sur Metacritic et OpenCritic, saluant le fun coopé en amis mais pointant un grind punitif et un level design fade. Sur Steam, un pic à 17 000 joueurs simultanés au lancement a chuté à 7 000, avec environ 27 000 copies écoulées pour 1 million de dollars de revenus. Les streams et customs personnalisés animent encore la communauté, mais sans mise à jour majeure, Toxic Commando risque de stagner face à des références intouchables. Un potentiel solo inexploité laisse un goût d’opportunité manquée pour les geeks nostalgiques.







90 % qui lachent en 2h ? Ça montre bien que le mix RPG rigide casse l’esprit coop libre. Dommage car j’aime bien le son synthwave 80’s perso.
Tu penses que c’est le côté RPG en général ou le style rigide spécifique à Toxic Commando qui coince?
Grave, le son est cool mais l’ambiance RPG trop serrée tue le délire coop.
90% des joueurs qui lachent au bout de 2h, c’est clairement la spécialisation rigide qui tue le fun. J’aime pas quand tu peux pas changer de classe à ta guise.
Oui la rigidité ça saoule, mais parfois ça force à maîtriser vraiment sa classe avant de switcher
Le fait que la campagne solo dure 10 heures contre seulement 5 en multi m’a vraiment surpris. Ça explique pourquoi j’ai préféré jouer solo, plus immersif à mon goût.
Carrément, j’ai kiffé la solo aussi, l’ambiance est top pour se plonger dans l’univers
Tu trouves que la durée solo rend vraiment l’histoire plus captivante ou c’est juste l’ambiance?
Le fait qu’en solo c’est deux fois plus long que le multi me parait bizarre. Ca donne vraiment envie de tester le solo d’abord..
Carrément, commencer en solo me branche grave aussi, ça change le flow du jeu
Grave, le solo m’a surpris par sa longueur aussi, j’ai préféré commencer par ça.
Le fait que la campagne solo dure 10h contre seulement 5h en multi m’a surpris, ça donne vraiment envie de tester en solo avant le multi.