L’amende la plus folle de l’histoire de l’UE : Temu se prend 200 millions en pleine face

temu amende ue 200m

La plateforme chinoise Temu vient de recevoir une sanction financière massive de la part des autorités européennes. Une amende de 200 millions d’euros a été prononcée pour des manquements graves dans l’évaluation des risques liés aux articles illégaux ou dangereux vendus sur son site. Cette décision marque un tournant dans l’application du Digital Services Act et envoie un signal fort à l’ensemble des acteurs du e-commerce international.

Une enquête qui révèle des failles sur les produits vendus

Les investigations menées par la Commission européenne ont mis en lumière des problèmes concrets. Des tests indépendants réalisés en mode mystery shopping ont montré qu’un nombre important de chargeurs électriques proposés sur la plateforme ne respectaient pas les normes de sécurité basiques. De la même manière, plusieurs jouets destinés aux tout-petits présentaient des niveaux élevés de substances chimiques interdites ou des pièces détachables pouvant causer des risques d’étouffement. Ces découvertes soulignent les faiblesses dans le contrôle des vendeurs et la modération des annonces.

Beyond the safety issues, the company is also criticised for not properly assessing how its own recommendation systems and influencer programs contribute to spreading these problematic listings. The risk evaluations submitted under the DSA were deemed too vague and generic, focusing more on general e-commerce trends than on platform-specific evidence.

Des obligations renforcées pour les très grandes plateformes

Désignée comme Very Large Online Platform, Temu doit respecter des règles strictes en matière de transparence et de gestion des risques. C’est la deuxième sanction imposée dans le cadre du DSA, après celle infligée à X en décembre dernier pour des problèmes de transparence. Le règlement prévoit des pénalités pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel. Temu conteste la décision, la qualifiant de disproportionnée, et précise qu’elle porte sur son évaluation initiale de 2024 sans refléter les évolutions récentes de ses outils.

L’entreprise dispose désormais jusqu’au 28 août 2026 pour proposer un plan d’action détaillé. À défaut, d’autres amendes pourraient s’ajouter rapidement.

A lire aussi  Fin de l’ère des livraisons pas chères ? La bombe Amazon liée au carburant

Une pression accrue sur tout l’e-commerce chinois

Cette amende s’inscrit dans un mouvement plus large de surveillance des plateformes originaires de Chine. Shein et AliExpress font l’objet d’enquêtes parallèles, notamment sur la vente de produits interdits et sur les mécanismes de recommandation potentiellement addictifs. Pour les consommateurs européens, souvent attirés par les prix bas sur des articles de pop culture, d’électronique ou de jeux, cette affaire rappelle l’importance de la vigilance face aux offres trop alléchantes.

Si Temu ne corrige pas rapidement le tir, les prochaines étapes pourraient impliquer des restrictions plus sévères ou de nouvelles sanctions financières. L’Europe montre sa détermination à protéger les acheteurs en ligne, quel que soit l’origine de la plateforme.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *