Elon Musk explose : L’Europe va-t-elle SABOTER Starlink et laisser ses citoyens sans réseau satellite ?
La Commission européenne entend réserver une grande partie des fréquences nécessaires aux connexions directes entre smartphones et satellites. SpaceX y voit un risque concret pour les utilisateurs européens et pour les opérations en cours en Ukraine.
Une réserve de fréquences pour les opérateurs européens
Bruxelles propose d’attribuer les deux tiers de la bande 2 GHz MSS aux groupes enregistrés dans l’Union européenne, au Royaume-Uni ou en Norvège. Les acteurs américains comme Starlink et le futur projet d’Amazon devraient se contenter du tiers restant, qu’ils se partageraient. Cette répartition doit d’abord servir à lancer la constellation IRIS2, prévue avec près de trois cents satellites. L’objectif affiché est de diminuer la dépendance au système américain et de renforcer l’autonomie technologique du continent.
SpaceX alerte sur les conséquences concrètes
Dans un document officiel transmis aux instances européennes, l’entreprise d’Elon Musk prévient que cette mesure « crée un risque important que les Européens se retrouvent sans services satellitaires en connexion directe ». SpaceX souligne aussi le danger d’interférences mondiales et rappelle que Starlink reste indispensable aux forces armées ukrainiennes et aux infrastructures critiques du pays. L’argument central porte sur la priorité accordée au lieu d’enregistrement plutôt qu’aux réalités techniques et économiques du service.
Washington menace de riposter
La commissaire européenne Henna Virkkunen justifie le texte par la volonté de « renforcer nos capacités européennes dans ce secteur ». De l’autre côté de l’Atlantique, Brendan Carr, président de la FCC, a averti que des mesures de rétorsion pourraient viser les opérateurs européens présents aux États-Unis. La proposition reste encore soumise aux négociations entre États membres et Parlement européen avant toute application définitive.
Le débat montre une nouvelle fois combien les fréquences orbitales sont devenues stratégiques. Entre impératifs de souveraineté et besoins opérationnels immédiats, les choix européens vont peser sur la disponibilité des services satellites pour les particuliers et sur les terrains les plus sensibles.





