Fin du règne des Big Tech US ? L’UE va forcer Amazon/Microsoft à ouvrir leurs serveurs cloud !

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Bruxelles s’apprête à imposer un cadre réglementaire renforcé aux deux poids lourds du cloud computing. La Commission européenne a révélé jeudi ses conclusions provisoires : Amazon Web Services et Microsoft Azure devront composer avec des obligations accrues pour prévenir tout abus de position dominante dans les services informatiques distants.

Vers une désignation comme contrôleurs d’accès

Dans le cadre de l’enquête ouverte en novembre dernier, l’exécutif européen a estimé que les filiales d’Amazon et de Microsoft remplissent les critères du règlement sur les marchés numériques (DMA). Même si elles n’atteignent pas tous les seuils quantitatifs en nombre d’utilisateurs, leur chiffre d’affaires élevé, leurs capacités opérationnelles et les effets de verrouillage pour les clients justifient un régime de contrôles plus strict. L’objectif : garantir une concurrence équitable dans un secteur devenu essentiel à l’économie numérique.

Intelligence artificielle et verrouillage du marché

La Commission pointe également l’impact de l’IA sur la demande de services cloud. Les offres d’intelligence artificielle développées par les deux groupes permettent de capter une part importante de cette croissance au sein de leurs propres écosystèmes. AWS et Azure affichent des positions solidement établies, avec des coûts de migration élevés qui dissuadent les clients de changer de prestataire. Ces éléments renforcent leur avantage concurrentiel durable selon les premières analyses bruxelloises.

Un trio américain qui domine le secteur

Le marché mondial du cloud reste très concentré. Au premier trimestre 2026, AWS détenait 28 % des parts, suivi par Microsoft Azure à 21 % et Google Cloud à 14 %, d’après les données du cabinet Synergy Research Group. Cette domination d’un trio d’origine américaine, combinée à des incidents récurrents de pannes, alimente les débats sur la nécessité d’une supervision accrue en Europe. Microsoft a d’ailleurs critiqué l’absence d’enquête parallèle sur Google Cloud et son assistant Gemini, estimant que cela pourrait fausser la concurrence.

Le règlement DMA autorise des amendes allant jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial en cas d’infraction, et 20 % en récidive. Le secteur cloud, déjà soumis au Data Act depuis septembre 2025, voit donc arriver une nouvelle couche réglementaire qui pourrait influencer les investissements et l’innovation sur le continent.

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