42 milliards de dollars en jeu : pourquoi Altman panique et offre une part d’OpenAI à Trump

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Sam Altman, à la tête d’OpenAI, multiplie les initiatives pour rassurer Washington tout en gardant le contrôle sur le développement de l’intelligence artificielle. Dans une tribune récente, il plaide pour une instance internationale qui fixerait des règles communes sans laisser les laboratoires seuls face aux enjeux de sécurité.

Un cadre international inspiré de l’atome pour sécuriser les modèles avancés

Le dirigeant suggère la mise en place d’un forum rassemblant gouvernements, experts indépendants et acteurs du secteur. Cette structure définirait des normes de sécurité applicables aux systèmes les plus puissants, évaluerait leurs capacités et surveillerait leur diffusion. L’objectif est d’éviter une course effrénée motivée uniquement par la rentabilité commerciale. Altman compare cette proposition à l’Agence internationale de l’énergie atomique, créée pour superviser le nucléaire durant la guerre froide. Selon lui, des garde-fous solides restent indispensables avant toute diffusion massive, car les menaces liées à l’IA sont bien réelles et doivent être traitées en amont.

Une cession de cinq pour cent du capital pour instaurer la confiance avec Trump

Parallèlement, des discussions préliminaires explorent l’idée qu’OpenAI cède environ cinq pour cent de ses parts au gouvernement américain. Valorisée autour de huit cent cinquante-deux milliards de dollars après sa dernière levée de fonds, cette participation représenterait plus de quarante milliards. Les titres seraient placés dans un fonds souverain, sur le modèle du fonds permanent de l’Alaska issu des revenus pétroliers. Altman conditionne toutefois cette mesure à des engagements similaires de la part de concurrents comme Anthropic, Meta ou Google. Toute formalisation exigerait probablement l’aval du Congrès, ce qui complexifie grandement le dossier.

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Des tensions croissantes qui poussent les géants de l’IA à négocier avec Washington

Ces propositions interviennent dans un contexte de relations plus tendues avec l’administration Trump. Anthropic a récemment dû suspendre temporairement l’accès à ses modèles les plus avancés, Mythos 5 et Fable 5, avant de les réintroduire sous surveillance fédérale. OpenAI a quant à elle accepté un déploiement progressif et contrôlé de son dernier système, GPT-5.6, avec une validation au cas par cas des clients autorisés par la Maison-Blanche. Le message est limpide : l’époque où les entreprises d’IA progressaient sans contrainte semble révolue. Altman cherche à reprendre l’initiative en plaçant les États-Unis au centre d’un dispositif de gouvernance internationale qui répond aux préoccupations de sécurité nationale tout en promettant des bénéfices pour l’ensemble de la population.

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