Google vs le monde : pourquoi ce retard Gemini 3.5 Pro est une BOMBE pour l’IA grand public

Google préfère temporiser plutôt que de sortir un outil d’intelligence artificielle encore perfectible. Alors que la concurrence accélère ses avancées, la firme de Mountain View a décidé de reporter Gemini 3.5 Pro. Cette décision met en lumière les défis techniques actuels dans la course à l’IA performante.
Un planning initial bousculé depuis l’I/O
Présenté lors de la conférence développeurs de mai 2026, le modèle flagship devait débarquer dès juin. Un mois supplémentaire a passé sans annonce officielle. Des sources internes relayées par Bloomberg indiquent que le projet accumule plusieurs mois de décalage. L’entreprise a même lancé une nouvelle phase d’entraînement fin juin pour tenter d’améliorer les résultats, sans succès immédiat. Google confirme tester le modèle auprès de partenaires choisis, tout en restant muet sur une date publique de lancement.
Le codage comme pierre d’achoppement stratégique
Les performances en écriture et correction de code n’ont pas atteint les objectifs internes, malgré une mise à jour des données d’entraînement. Ce domaine est devenu un champ de bataille central entre les grands acteurs de l’IA. Google utilise déjà massivement ces outils en interne : Sundar Pichai a récemment partagé que près de 75 % du nouveau code produit par les équipes provient d’assistants intelligents, contre environ 50 % quelques mois plus tôt. Pourtant, l’unification des différents systèmes maison reste complexe et certains développeurs expriment des réserves face à une dépendance accrue.
Une concurrence qui ne faiblit pas
OpenAI et Anthropic poursuivent leurs itérations rapides, renforçant la pression sur Google. Le retard du modèle phare a par ailleurs entraîné une baisse des actions de la maison mère, avec une chute d’environ 4 % en une journée, soit une perte de valeur boursière estimée à près de 200 milliards de dollars. Cette prudence évite sans doute un lancement raté auprès des utilisateurs exigeants, mais elle souligne aussi les tensions internes liées à la rapidité d’exécution face à des rivaux agressifs.
Attendre quelques semaines supplémentaires pour un outil vraiment abouti semble donc la stratégie choisie par Google. L’expérience utilisateur finale en sortira probablement gagnante.






