Ce n’est PAS un tracker GPS… et c’est exactement pour ça que les parents se battent pour avoir ce gadget enfant

Donner un smartphone à un enfant pour le localiser en cas de besoin soulève souvent des craintes liées aux réseaux sociaux ou aux écrans. Deux entrepreneuses toulousaines ont imaginé une alternative discrète et autonome : un bracelet connecté baptisé Le Guardian, capable d’envoyer un signal d’alerte via un simple bouton.
Une idée née d’expériences scolaires et d’inquiétudes parentales
Jennifer Riado et Pauline Noël ont imaginé ce dispositif après avoir partagé leurs propres souvenirs de harcèlement à l’école et leurs préoccupations de mères. Leur projet initial visait à lutter contre le harcèlement, mais ils ont rapidement pivoté vers une solution plus large pour la sécurité quotidienne. Le bracelet utilise une carte SIM multi-opérateur plutôt que le Bluetooth, évitant ainsi toute dépendance à un téléphone portable et renforçant la protection contre les intrusions externes.
Des fonctionnalités pensées pour la vie réelle
Via une application dédiée, les parents définissent des zones interdites qui déclenchent des notifications et permettent d’envoyer de courts messages vocaux. Le mode école désactive les alertes pendant les heures de classe pour respecter le cadre scolaire, tandis que le mode nuit limite les interactions tout en gardant le bouton SOS actif. L’écran affiche uniquement l’heure, la date et le nombre de pas, sans aucune distraction. La batterie se recharge en une heure et offre une autonomie d’une à deux journées selon l’usage.
Une solution qui s’étend aux adultes et se prépare au marché
Le Guardian s’adresse aussi aux femmes seules ou aux personnes vulnérables, qui peuvent configurer leurs propres gardiens et horaires de partage de localisation. Présenté à VivaTech 2026 et incubé à l’IoT Valley de Labège, le bracelet est disponible en précommande à 119 euros au lieu de 139 euros, avec une livraison prévue entre mai et juin 2027. Un pack incluant un an d’abonnement est proposé à 228 euros au lieu de 259 euros. L’Union européenne reste pour l’instant le seul marché, avec une extension progressive envisagée.






