Thomas Pesquet n’a JAMAIS recommandé cette app… et pourtant des milliers de Français se font avoir

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Dans un univers où les applications promettent de booster nos connaissances en un clin d’œil, GenK se distingue par des méthodes pour le moins controversées. Édité par la start-up française Noerden, cet outil de micro-apprentissage quotidien attire l’attention grâce à des campagnes publicitaires qui franchissent les limites de l’éthique et de la transparence.

Une fausse caution de Thomas Pesquet pour booster les téléchargements

Pour séduire les utilisateurs, GenK a mis en avant une prétendue recommandation de l’astronaute Thomas Pesquet sur les réseaux sociaux. Cette publication, diffusée sur Instagram, Facebook et X, affirmait que l’application offrait la même stimulation que TikTok tout en enseignant des faits réels. Or, l’astronaute n’a jamais approuvé ni rédigé ces propos, et son image a été utilisée sans son consentement. L’entreprise a expliqué que la gestion des publicités était confiée à un prestataire externe, et le contenu a été retiré après les signalements. Ce type de pratique viole les règles de l’App Store, qui interdit les promotions basées sur des informations fausses susceptibles d’influencer les classements. Actuellement bien placée dans les classements Apple, l’application génère des revenus via un modèle d’abonnement après une période d’essai limitée.

Des récompenses inventées et des promesses marketing exagérées

Au-delà de l’usurpation d’identité, GenK affiche sur son interface des distinctions fictives, comme un titre de meilleure application d’entraînement cérébral décerné par Apple ou un prix d’application du jour qui n’existe pas. Ces éléments visent à renforcer la crédibilité auprès des potentiels abonnés, mais ils reposent sur des affirmations sans fondement. Plusieurs publicités similaires ont déjà été supprimées par Meta pour non-conformité à ses standards publicitaires. Les créateurs de l’application affirment n’avoir eu aucune connaissance préalable de ces campagnes et indiquent avoir mis en place des procédures internes pour éviter les récidives. Ce manque de rigueur dans la communication soulève des questions sur la fiabilité globale de l’outil, surtout dans un secteur où la confiance des utilisateurs est essentielle pour des produits éducatifs.

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Le recours massif à l’IA et le risque d’informations erronées

GenK s’appuie largement sur l’intelligence artificielle pour générer ses questions, réponses et contenus audio. Si l’équipe sélectionne les thèmes, l’IA est chargée d’enrichir le matériel, ce qui conduit parfois à des hallucinations : des faits inventés ou inexacts qui passent pour véridiques. Les utilisateurs ont signalé plusieurs erreurs dans les leçons, et l’application ne signale pas systématiquement les éléments produits par IA. Dans un contexte où les modèles d’IA en 2026 affichent encore des taux d’hallucinations significatifs dans les usages conversationnels, cette opacité peut induire en erreur ceux qui cherchent à élargir leur culture générale. Les créateurs reconnaissent l’usage de ces technologies pour améliorer le contenu, mais la qualité finale dépend de la vigilance humaine, qui semble parfois insuffisante ici.

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