Frites, œufs cassés, canettes de bière… : les saletés dégoûtantes laissées par les passagers à l’intérieur des robotaxis

Les taxis autonomes sans conducteur attirent de plus en plus d’utilisateurs, mais certains en profitent pour oublier les règles élémentaires de respect. De la nourriture éparpillée aux portes laissées ouvertes en passant par des siestes prolongées, ces véhicules deviennent parfois le théâtre de comportements inattendus qui compliquent la vie des opérateurs et des passagers suivants.
Des habitudes peu respectueuses qui perturbent le service
Dans les robotaxis de sociétés comme Waymo, filiale d’Alphabet, les passagers ont parfois tendance à traiter l’habitacle comme un espace personnel sans limites. Des frites tombent au sol, des boissons se renversent et des portes restent grandes ouvertes après la descente, obligeant les entreprises à déployer du personnel supplémentaire pour les refermer. Un exemple concret concerne une utilisatrice qui a signalé une trace de crottin de chien avant d’embarquer, permettant un nettoyage rapide. Malheureusement, d’autres cas montrent des œufs cassés ou des canettes abandonnées sans aucun signalement, ce qui affecte directement le confort des courses suivantes.
Des frais de nettoyage pour responsabiliser les usagers
Pour limiter ces dérives, les opérateurs ont mis en place des systèmes de sanctions financières claires. Tesla applique ainsi une pénalité de 50 dollars pour les petits désordres comme des miettes ou des taches mineures, tandis que les incidents plus graves impliquant du vomi ou du tabac montent à 150 dollars. Waymo propose une approche similaire avec 50 dollars si l’incident est déclaré immédiatement et 100 dollars dans le cas contraire. Les caméras internes des véhicules permettent de vérifier l’état de l’habitacle et d’identifier les responsables, une mesure justifiée par de nombreux témoignages en ligne sur des comportements inappropriés comme le tabagisme à bord.
Le casse-tête des passagers endormis et l’extension européenne
Un problème récurrent a même reçu un nom spécifique à Austin, au Texas : les « sleepers ». La ville a recensé 99 appels d’urgence liés à des clients endormis dans des robotaxis Waymo au cours des neuf premiers mois d’activité. Sans chauffeur humain pour les réveiller, les assistants à distance interviennent via les haut-parleurs et, en l’absence de réponse, contactent les services de secours. Un cas à Los Angeles illustre la situation : un passager rentrant d’une fête s’est réveillé face à des pompiers après une heure d’immobilisation. Ces interventions mobilisent des ressources précieuses, comme l’a souligné un responsable des urgences locales. Alors que Waymo prévoit un lancement à Londres d’ici fin 2026, ces défis pourraient bientôt concerner l’Europe.






