On a vu La Fin d’Oak Street : le moment où tout bascule est absolument ouf

David Robert Mitchell revient après une longue absence avec un film qui mise sur l’aventure grand public et les créatures préhistoriques. La Fin d’Oak Street place Ewan McGregor et Anne Hathaway au cœur d’un lotissement soudain arraché à sa routine pour atterrir dans un monde hostile peuplé de dinosaures. Le résultat offre un divertissement estival solide, même s’il reste marqué par des influences marquées.
Une histoire simple centrée sur la survie en famille
Le scénario suit une famille ordinaire propulsée dans un environnement inconnu après un étrange phénomène cosmique. Les parents et leurs enfants doivent apprendre à se débrouiller ensemble face à des menaces inattendues. Cette trame met l’accent sur les liens familiaux et les choix quotidiens plutôt que sur des effets spéciaux spectaculaires à outrance. Le film dure environ cent minutes et garde un rythme accessible pour un public large, des adolescents aux adultes.
Une mise en scène qui privilégie la tension subtile
Le réalisateur construit l’angoisse à travers des séquences de cache-cache intelligentes où la présence des dinosaures se devine plus qu’elle ne s’affiche tout de suite. Cette approche rappelle l’esprit Amblin cher à Spielberg, avec une touche de mystère à la Super 8 et des clins d’œil à La Quatrième Dimension. La bande originale de Michael Giacchino renforce cette atmosphère rétro sans tomber dans le pastiche. Le casting, mené par McGregor et Hathaway, apporte une crédibilité bienvenue aux personnages parents, tandis que les jeunes acteurs complètent l’équilibre du groupe.
Des limites qui tiennent à l’originalité et au développement
Malgré son postulat prometteur et son budget conséquent, le long-métrage s’appuie sur une structure assez classique et des personnages parfois trop attendus. Vers la fin, certaines idées intéressantes apparaissent mais manquent de profondeur. Le film reste plaisant pour un été, avec une note de la rédaction fixée à 3,5 sur 5, mais il décevra probablement ceux qui attendaient le côté plus singulier des précédents travaux de Mitchell comme It Follows ou Under the Silver Lake.






