7 films + 3 séries à ne surtout pas rater sur Max cette semaine (dont un scandale historique)

HBO Max termine le mois d’août 2026 sur une note décalée. La plateforme aligne des films qui sentent la nostalgie, des comédies efficaces et une curiosité taïwanaise, tout en glissant Desert Warrior, ce projet à 150 millions de dollars devenu l’un des plus gros gouffres financiers du cinéma récent. De quoi occuper les écrans avant la rentrée, que l’on cherche du parkour rétro, un biopic littéraire ou simplement l’envie de comprendre comment on peut perdre autant d’argent en si peu de temps.
Le calendrier films, entre souvenirs et nouveautés inattendues
Le 26 août, Yamakasi ouvre le feu. Ce film français de 2001, écrit par Luc Besson et réalisé par Ariel Zeitoun et Julien Seri, suit une bande de traceurs des banlieues parisiennes qui transforment leurs acrobaties en mission pour un enfant malade. Un pur divertissement d’action urbaine, noté 6,2 sur IMDb, qui a marqué une époque où le parkour commençait à peine à sortir des rues. Le 27 août, deux propositions plus posées : The Happy Prince, le biopic de 2018 où Rupert Everett incarne un Oscar Wilde brisé après la prison, projet personnel et poignant soutenu par Colin Firth, et Mensonges d’État, le thriller de Ridley Scott de 2008 avec Leonardo DiCaprio en agent CIA perdu entre Washington et le Moyen-Orient, face à Russell Crowe. Un classique solide, noté 7,0. Le 28 août arrive le fameux Desert Warrior. Le 29, double ration de Sandra Bullock avec Miss Détective (2000) et sa suite Miss FBI : Divinement armée (2005), les comédies où l’agente du FBI se retrouve sous couverture dans le monde des concours de beauté. Enfin, le 30 août, Chien de la casse, chronique française de 2023 signée Jean-Baptiste Durand. Deux amis d’enfance s’ennuient dans un village du Sud, entre tensions et loyauté. Un film intimiste noté 7,0, apprécié pour son regard sans fard sur l’amitié masculine.
Desert Warrior, le gouffre financier qui intrigue
Tourné il y a cinq ans et sorti en salles au printemps, ce péplum se déroule dans l’Arabie du VIIe siècle. La princesse Hind (Aiysha Hart) refuse de devenir la concubine de l’empereur Kisra. Elle fuit dans le désert, s’allie au bandit Hanzala (Anthony Mackie) et rassemble les tribus pour une bataille décisive. Ben Kingsley et Sharlto Copley complètent un casting ambitieux. Avec un budget de 150 millions de dollars, en partie saoudien, le film visait l’épopée. Il n’a récolté que 742 000 dollars dans le monde. Un désastre historique. Les critiques restent tièdes : 26 % sur Rotten Tomatoes, 4,1 sur IMDb. Certains retiennent les paysages et le thème de la résilience féminine, d’autres un rythme trop lent et un manque d’âme malgré les moyens. Sur HBO Max, il devient une curiosité : soit un spectacle à décortiquer, soit un exemple parfait d’ambition qui s’est perdue dans le sable.[[1]](https://movieweb.com/desert-warrior-home-video-release/)[[2]](https://www.rottentomatoes.com/m/desert_warrior_2025)[[3]](https://en.wikipedia.org/wiki/Desert_Warrior_(2025\_film))
Les séries de fin de mois, plus calmes mais variées
Le 28 août, deux saisons 1 débarquent. Gang War : Oslo est une série documentaire 2026 qui examine la criminalité organisée dans la capitale norvégienne. Un true crime qui promet de suivre les guerres de gangs sans filtre. Le même jour, The Producer propose une fiction taïwanaise inédite. Liao Miao-jun, jeune diplômée, devient l’assistante d’un producteur musical star, Wu Pei-zu. Une plongée dans les coulisses de l’industrie asiatique, entre rêves et pressions. Le 30 août, 90 jours pour se marier : L’hôtel de la dernière chance ramène le reality. Des couples du franchise tentent de sauver leur relation lors d’une retraite. Du divertissement brut pour ceux qui aiment les dynamiques sous tension. Trois propositions bien différentes pour clôturer l’été sans se prendre la tête.[[4]](https://www.awayinstyle.com/posts/hbo-max-unveils-taiwanese-music-drama-the-producer-premiering-august-28)
HBO Max offre un menu qui ne se ressemble pas. On peut enchaîner le parkour des années 2000, un Wilde mélancolique, des comédies réconfortantes et ce Desert Warrior qui fascine par son échec même. Le flop du désert vaut-il vraiment le détour ? Seulement si l’on aime observer les projets trop gros pour leur propre bien. Sinon, Chien de la casse ou The Producer apportent davantage de fraîcheur. À chacun de choisir son camp avant que septembre n’arrive avec ses nouveautés plus attendues.





