Shenron de 70 mètres, Kame House grandeur nature… à quoi pourrait ressembler le parc Dragon Ball français dans le Val-d’Oise

Les otaku français peuvent désormais crier « Kamehameha » de joie. Ce qui n’était qu’une rumeur insistante depuis des mois est devenu réalité : un parc à thème entièrement dédié à l’univers de Dragon Ball va s’implanter en Île-de-France. L’annonce, signée hier à l’Élysée, promet un complexe d’une envergure rarement vue en Europe, capable de rivaliser avec les plus grandes destinations de loisirs du continent.
Un accord né d’une passion partagée pour Son Goku
Tout est parti d’une conversation inattendue. En décembre 2024, Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont découvert à Riyad qu’ils partageaient le même amour pour les mangas, et particulièrement pour Dragon Ball Z. Cette « passion commune » a germé jusqu’à aboutir, le 24 août 2026, à la signature d’un protocole d’accord historique. L’investissement atteint six milliards d’euros, intégralement financé par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien. Le projet doit créer environ 22 000 emplois directs et s’inscrit dans un ensemble de trois parcs à thème implantés près de Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a confirmé que les équipes régionales travaillent sur le dossier depuis dix-huit mois. Elle n’a pas hésité à le qualifier de projet « de l’ampleur de Disney », capable de renforcer l’attractivité touristique de toute l’Île-de-France. Aucune date d’ouverture n’a encore été communiquée, mais les experts parlent d’un chantier de cinq à six ans, avec une visibilité autour de 2030-2031.
Mirapolis renaît : un site chargé d’histoire pour un nouveau rêve
Le choix du lieu n’est pas anodin. Les trois parcs s’installeront sur l’ancien site de Mirapolis, à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Inauguré en 1987 par Jacques Chirac, alors Premier ministre, ce premier grand parc d’attractions français voulait célébrer les contes et légendes hexagonales, dominé par une statue de Gargantua de 35 mètres. Il n’a survécu que cinq saisons, fermant ses portes en 1991 faute de fréquentation suffisante, juste avant l’arrivée de Disneyland Paris. Trente-cinq ans plus tard, ce terrain en friche, longtemps symbole d’un fiasco, va renaître sous les couleurs de l’univers d’Akira Toriyama. L’emplacement, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, bénéficie d’une bonne connectivité et de la proximité avec d’autres pôles de loisirs comme le Parc Astérix. Des logements pour les salariés, des hôtels et des restaurants accompagneront le complexe, dans l’espoir de dynamiser toute l’économie locale.
Un grand frère déjà en construction à Qiddiya
La France ne part pas de zéro. Qiddiya développe déjà, près de Riyad, le tout premier parc Dragon Ball au monde, annoncé en mars 2024. Sur plus de 500 000 mètres carrés, il proposera sept zones distinctes inspirées des Dragon Balls, reconstituant des lieux cultes comme Kame House, Capsule Corporation ou la planète de Beerus. Plus de trente attractions y sont prévues, dont cinq expériences inédites, le tout couronné par une statue de Shenron de 70 mètres autour de laquelle s’enroulera un grand-huit signature. Des hôtels thématiques et une restauration immersive compléteront l’offre. Ce modèle saoudien, pensé comme une destination mondiale, donne une idée précise de l’ambition pour le site français. Même si les détails des attractions hexagonales restent à préciser, on peut déjà imaginer des décors fidèles à la saga, des montagnes russes dignes des combats de Super Saiyans et une immersion totale pour les fans de tous âges.
Les passionnés de la licence d’Akira Toriyama ont donc de quoi rêver. Entre l’investissement colossal, l’expertise déjà acquise à Qiddiya et le site historique choisi, ce projet a le potentiel de devenir une nouvelle référence européenne du parc à thème. Il faudra patienter quelques années avant de pouvoir lancer un Kamehameha grandeur nature en Val-d’Oise, mais l’attente n’en sera que plus savoureuse.






