Vous allez économiser jusqu’à 180 € par mois : le calcul exact si vous télétravailliez 3 jours/semaine dès maintenant

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Les tarifs à la pompe restent élevés en cette fin d’été, avec l’essence et le gazole qui dépassent largement les deux euros le litre. Pour limiter l’impact sur les budgets des services et des agents, le ministre David Amiel a adressé dès mai une circulaire aux administrations de l’État. L’objectif est clair : moins de trajets inutiles, davantage de travail à distance quand c’est possible.

Une circulaire pour couper les déplacements évitables

Le texte du 5 mai 2026 demande aux responsables de « réduire immédiatement les déplacements professionnels évitables ». Les réunions, formations, séminaires ou groupes de travail doivent se tenir par défaut en visioconférence, en privilégiant l’outil interministériel Visio. Seuls les déplacements qui ne peuvent être ni reportés ni réalisés à distance, et qui conditionnent directement la continuité de l’action de l’État, restent autorisés. Il s’agit surtout des interventions urgentes, des missions de sécurité ou des contrôles de terrain. Quand un trajet s’avère indispensable, les services doivent privilégier le train, le covoiturage ou les véhicules électriques. Ces orientations restent en vigueur tant que les prix des carburants le justifient. Aujourd’hui, le SP95-E10 s’affiche autour de 2,03 euros le litre et le gazole à plus de 2,24 euros en moyenne nationale, toujours sous tension à cause des événements au Moyen-Orient.

Plus de télétravail individualisé, surtout pour ceux qui prennent la voiture

Les chefs de service doivent réexaminer rapidement les organisations pour identifier les possibilités d’augmenter de façon personnalisée le recours au télétravail. La priorité est donnée aux agents dont le trajet domicile-travail se fait forcément en voiture personnelle, notamment faute de transports collectifs adaptés. Le plafond légal reste inchangé : trois jours par semaine pour un agent à temps plein, ce quota pouvant être calculé sur le mois. Les demandes d’évolution doivent être traitées avec célérité, tout en respectant les nécessités de service et les activités éligibles. On rappelle aussi les aides déjà en place, comme la prise en charge à 75 % des abonnements de transport ou l’indemnité carburant de 50 euros pour les gros rouleurs qui remplissent les conditions. Le covoiturage est encouragé pour ceux qui doivent se déplacer.

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Un mode d’organisation toujours plébiscité ailleurs

Cette incitation côté public arrive alors que le télétravail reste solidement ancré dans le privé. Selon l’étude Apec de mars 2026 menée auprès de mille entreprises, 89 % n’ont pas modifié leur politique, seulement 9 % l’ont réduite et 2 % l’ont même renforcée. Pour 2026, 94 % des structures prévoient de ne rien changer. Côté cadres, 74 % seraient très mécontents d’une remise en cause et 29 % envisageraient de quitter leur poste. Deux tiers d’entre eux télétravaillent déjà régulièrement au moins un jour par semaine. Dans la fonction publique, le cadre n’a pas évolué : maximum trois jours à distance, au moins deux sur site. Ces ajustements temporaires montrent comment le coût de l’énergie pèse désormais sur l’organisation quotidienne du travail. Pour de nombreux agents, cela pourrait se traduire par quelques jours supplémentaires à la maison, le temps que les cours se calment. Une flexibilité qui, on le voit, continue de séduire largement.

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