Bruce Willis : Le classement définitif de ses films, du nanar interstellaire au chef-d’œuvre absolu

Homme sur toit détruit, fumée à l'arrière-plan.

Bruce Willis, ce nom évoque instantanément une aura, un sourire en coin et une carrière aussi explosive que les immeubles qu’il a sauvés. Depuis l’annonce de sa retraite, une vague de nostalgie nous a tous submergés. On s’est dit qu’il était temps de rendre hommage à cette légende en se plongeant dans sa filmo, une jungle où se côtoient des pépites intemporelles et… des trucs qu’on préférerait oublier. Alors, prépare ton marcel et tes pieds nus, on part classer le meilleur (et le pire) de Bruce.

L’avènement du héros improbable : John McClane

Impossible de commencer sans parler de Piège de cristal. En 1988, alors que les cinémas étaient peuplés de montagnes de muscles huilés comme Schwarzy et Stallone, déboule John McClane. Un flic ordinaire, en plein divorce, sans chaussures, qui se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Bruce Willis n’était pas le premier choix pour le rôle, mais il l’a rendu iconique. Il a imposé un nouveau genre de héros : un type normal, qui souffre, qui saigne, qui râle, mais qui ne lâche rien. Le film a ringardisé toute la concurrence et a fait de Willis une star mondiale. La suite, Une journée en enfer, avec son duo électrique formé avec Samuel L. Jackson, est une masterclass de rythme et de punchlines à New York.

Le grand écart : De Tarantino à la science-fiction pop

Après quelques gadins comme le projet un peu fou d’Hudson Hawk, Bruce a eu le nez fin. En 1994, il accepte un rôle dans le film d’un jeune réalisateur indépendant au budget serré : Quentin Tarantino. Ce film, c’était Pulp Fiction. Son personnage de Butch Coolidge, boxeur mutique et brutal au grand cœur, a relancé sa carrière et montré une nouvelle facette de son talent. Il enchaîne avec un virage à 180 degrés dans la science-fiction. D’abord avec L’Armée des 12 singes de Terry Gilliam, où il livre une performance hallucinante et torturée, probablement l’une de ses meilleures. Puis vient Le Cinquième Élément. Avec ses cheveux peroxydés et son taxi volant, Korben Dallas est devenu une icône pop, un sauveur du monde bourru et attachant dans l’univers coloré et déjanté de Luc Besson.

A lire aussi  Christopher Nolan a vu le nouveau film de Ryan Coogler et le compare à un chef-d'œuvre de Kubrick

La révélation Shyamalan : L’acteur derrière l’action-man

À la fin des années 90, un autre réalisateur va lui offrir deux de ses plus grands rôles : M. Night Shyamalan. Dans Sixième Sens, il casse son image avec le rôle d’un psychologue pour enfants, tout en retenue et en mélancolie. Le film est un phénomène mondial, et son twist final est entré dans l’histoire. Un an plus tard, ils se retrouvent pour Incassable. Bien avant la folie des super-héros Marvel, ce film déconstruisait déjà le mythe avec une approche sombre, réaliste et bouleversante. David Dunn, cet homme ordinaire qui découvre qu’il est indestructible, est le rôle miroir parfait de John McClane, et sans doute le personnage le plus complexe de sa carrière.

Les plaisirs (plus ou moins) coupables

La filmo de Bruce, c’est aussi des films qui ne visent pas l’Oscar mais qui ont marqué nos esprits. Comment oublier Armageddon de Michael Bay ? Un film où des foreurs pétroliers deviennent astronautes pour sauver le monde. C’est improbable, c’est bruyant, c’est patriotique à l’excès, mais c’est un pur plaisir régressif porté par un Bruce Willis au sommet de son charisme. Et que dire de Sin City ? Une claque visuelle où il incarne le flic au cœur brisé John Hartigan, dans une performance d’une noirceur absolue. Enfin, n’oublions pas Looper, un film de SF intelligent qui le met face à son double jeune (Joseph Gordon-Levitt). Un magnifique chant du cygne pour ses grands rôles.

De sauveur du monde en marcel à héros dépressif en passant par des comédies décalées, Bruce Willis a tout joué. Sa carrière est un monument de la pop culture, avec des hauts vertigineux et des bas abyssaux. Mais au final, on se souviendra toujours de cet acteur qui, avec un simple regard, pouvait nous faire croire qu’un homme seul pouvait affronter n’importe quoi. Yippee-ki-yay, Monsieur Willis.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *