On Becoming a Guinea Fowl : le film qui déconstruit la famille comme un set de Lego

Oiseau coloré sur briques Lego dans le désert.

Préparez-vous à une claque cinématographique venue de Zambie. « On Becoming a Guinea Fowl » de Rungano Nyoni n’est pas juste un film, c’est une expérience. Oubliez les blockbusters qui vous tiennent la main, ici, on vous lâche en pleine savane narrative et on vous regarde vous débattre avec les secrets de famille. Accrochez-vous, ça va secouer.

Un pitch qui claque

Imaginez : Shula, notre héroïne, tombe sur le cadavre de son oncle sur une route déserte en pleine nuit. Ambiance. À partir de là, le film déroule une pelote de secrets, de mensonges et de traditions pesantes au sein d’une famille zambienne de classe moyenne. C’est un peu comme votre dernier repas de famille, mais en plus honnête et avec une meilleure réalisation.

Rungano Nyoni, déjà acclamée pour « I Am Not a Witch », revient avec une œuvre qui mélange comédie grinçante, drame psychologique et une touche de surréalisme. C’est un film qui ose, qui dérange et qui ne vous laissera pas indifférent. On est loin du feel-good movie de base, et c’est tant mieux.

Pourquoi ça va vous plaire ?

Si vous êtes du genre à décortiquer les scénarios, à chercher les double-sens et à apprécier une mise en scène qui a quelque chose à dire, « On Becoming a Guinea Fowl » est pour vous. Nyoni utilise l’image de la pintade, cet oiseau qui prévient les autres d’un danger, pour tisser une métaphore sur le silence et le courage de le briser. Le film aborde des thèmes lourds comme les abus sexuels et le poids des traditions, mais le fait avec une finesse et une intelligence rares.

Les actrices, Susan Chardy et Elizabeth Chisela en tête, livrent des performances bluffantes. On sent le poids de l’indicible dans chaque regard, chaque silence. C’est le genre de film qui vous hante bien après le générique de fin, qui vous pousse à réfléchir et à discuter.

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Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard, le film a déjà fait couler beaucoup d’encre. Il est de ces œuvres qui marquent une année, qui bousculent le petit monde du cinéma et qui confirment l’émergence de nouvelles voix puissantes. Bref, si vous cherchez un film qui a de la gueule et du fond, vous savez quoi faire.

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