« La maison des femmes » : un film coup de poing qui brise le silence sur les violences
As-tu déjà ressenti cette montée d’adrénaline devant un film qui retourne tout, même ton canapé ?
Le 4 février 2026, Mélisa Godet fera ses débuts au cinéma avec « La Maison des femmes », un film porté par l’association éponyme fondée par Ghada Hatem. Ce lieu, créé en 2016 à Saint-Denis, offre soutien et reconstruction aux femmes victimes de violences, longtemps ignorées par les institutions.
Mélisa Godet s’empare de ce sujet sensible avec délicatesse et engagement, proposant un récit lumineux malgré la gravité des thèmes abordés. Avec un casting remarquable et une volonté de célébrer la force plutôt que le pathos, ce premier long-métrage entend sensibiliser et mobiliser le public sur une cause universelle : la protection des femmes.
Une rencontre avec une cause inspirante
L’idée du film naît lorsque Mélisa Godet entend Ghada Hatem parler de son association à la radio. « Je me suis dit quelle idée géniale que ce type de maison existe. C’était exactement le type de sujet que je cherchais pour faire un film avec du fond et un message à défendre », explique la réalisatrice.
Elle travaille d’arrache-pied sur une première version du scénario avant de convaincre Hatem de l’accompagner, avec la promesse de respecter l’histoire de la Maison, de ses soignantes et de ses patientes. Cette rencontre marque le début d’une collaboration où la force des femmes et la résilience deviennent les piliers du récit. « Elles ont une force qui inspire le respect. C’est incroyable de voir ça », confie Mélisa Godet.
Préférer la force au pathos
Si le film aborde les violences faites aux femmes, il ne tombe jamais dans le pathos excessif. « Nous ne voulions pas cantonner ces femmes au statut de victimes, mais célébrer leur résilience et leur force », précise la réalisatrice. Pour respecter ce principe, aucune scène de violence n’est montrée à l’écran, afin de ne pas esthétiser le traumatisme.
Le film s’appuie sur un casting talentueux et diversifié : Karin Viard, Laetitia Dosch, Pierre Deladonchamps, Juliette Armanet, Laurent Stocker, Eye Haïdara et Oulaya Amamra. « Il est important pour moi de mettre à l’image une diversité de femmes, dans les âges, les corps et les origines », souligne Mélisa Godet. Les actrices confirment l’importance de ce projet : « Si on peut mettre la lumière sur ces maisons par le cinéma, faisons-le », insiste Eye Haïdara.
Réveiller une conscience collective
Au-delà de l’émotion, « La Maison des femmes » vise à éveiller les consciences. Le film met en lumière l’urgence d’écouter et d’accompagner les victimes, tout en dénonçant l’insuffisance des réponses institutionnelles. Comme le rappelle Oulaya Amamra : « On connaît tous des femmes dans ces situations ou des histoires similaires.
Il faut faire connaître l’existence de ces maisons pour les mettre en sécurité et peut-être sauver des vies ». Mélisa Godet insiste : « Les femmes ont fait leur boulot en ayant le courage de parler. Maintenant, il faut libérer l’écoute et apporter des solutions concrètes ». La parole, la solidarité et l’action collective sont au cœur de ce projet cinématographique. Avec ce film, le message est clair : « Vous n’êtes pas seules », et il est temps de mener ensemble la bataille contre les violences faites aux femmes.