YouTube s’acharne sur les Shorts : dire ‘J’aime pas’ devient une mission
Tu connais ce moment. Tu es piégé dans le scroll infini des Shorts, enchaînant des vidéos qui te font saigner des yeux. Ton seul réconfort ? Ce petit pouce vers le bas, un phare dans la nuit, pour signaler à l’algorithme « PLUS JAMAIS ÇA ». Eh bien, prépare-toi, car YouTube a décidé de te compliquer la tâche.
Le dislike, un parcours du combattant
Dans une expérimentation dont seule la plateforme a le secret, le bouton « Je n’aime pas » est en train d’être déplacé de l’interface principale des Shorts pour certains utilisateurs. Pour exprimer ton mécontentement, il faudra désormais faire un effort surhumain : ouvrir le menu à trois points et y chercher l’option. Une véritable quête pour aventurier du clic.
L’excuse officielle de YouTube ? Les utilisateurs seraient « confus » entre les options « Je n’aime pas » et « Pas intéressé(e) ». Pour « apporter plus de clarté », la plateforme a donc décidé de regrouper les deux et de les cacher. Merci pour l’aide, on se sent tout de suite moins perdus. On n’est pas dupes, ce changement rend surtout plus difficile la possibilité de faire comprendre à l’algorithme qu’un contenu ne nous plaît pas.
Après avoir caché le compteur public de dislikes sur les vidéos classiques, cette nouvelle étape ressemble fort à une tentative de rendre la négativité moins accessible. Rendre plus difficile le fait de dire qu’un contenu est mauvais, c’est laisser l’algorithme de YouTube décider encore plus à ta place des contenus qui te sont proposés. Ton avis, au fond, devient juste… une option.
Ironiquement, pendant que YouTube te complique la vie pour dire non, la plateforme déploie aussi une fonction pour… limiter ton temps d’écran sur les Shorts. En gros : « On va te noyer sous du contenu que tu n’aimes peut-être pas, mais promis, on te rappellera de faire une pause de temps en temps ». Une logique implacable.
Ce n’est peut-être qu’un détail pour YouTube, mais pour nous, utilisateurs, c’est un pas de plus vers la soumission totale à un algorithme qui pense mieux savoir ce qu’on aime que nous-mêmes. Courage, le scroll est long et semé d’embûches.