Powerbank étanche, piles USB-C et grosse batterie : Marstek veut électrifier tes aventures sans te ruiner
Tu le sais : au CES, on voit passer beaucoup de gadgets, mais parfois un produit sort vraiment du lot. Cette année, Marstek, un fabricant chinois encore peu connu du grand public, a clairement attiré l’attention avec une gamme complète orientée énergie nomade et autonomie.
Entre une station solaire compacte de 2 kWh, des powerbanks tout-terrain et des piles AA/AAA rechargeables en USB-C, la marque semble vouloir couvrir tous les usages, du campeur en van au randonneur du dimanche. Nous étions sur place, et la première prise en main donne envie d’en savoir plus.
La V500, une station solaire pensée pour l’autonomie
La star du stand, c’est clairement la Marstek V500. Sur le papier, tu as une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 2 kWh, enfermée dans un boîtier IP65, donc résistant à la poussière et aux projections d’eau. Autrement dit, elle est conçue pour vivre dehors, dans un van, sous un auvent ou à côté d’un barbecue sans flipper à la première averse.
Marstek ne cherche pas à battre des records de puissance, mais à offrir un équilibre entre autonomie et polyvalence. Tu peux brancher jusqu’à 500 W de panneaux solaires en entrée, 750 W sur secteur, et surtout continuer à alimenter tes appareils pendant la recharge. Pour un usage camping ou secours à la maison, c’est exactement ce que tu veux : une station qui tourne en continu.
En main, la V500 inspire confiance : plastique épais, poignées solides, connectique bien protégée. Évidemment, impossible de juger la tenue thermique, le bruit de l’onduleur ou la fiabilité sur dix ans avec juste quelques minutes au CES, mais l’impression est sérieuse. Et quand Marstek annonce un prix européen entre 300 et 400 euros, tu comprends pourquoi elle intrigue autant : à capacité égale, c’est très agressif.
P326D et P327D : des powerbanks vraiment baroudeuses
À côté de la grosse station, Marstek exposait aussi deux powerbanks, les P326D et P327D. Leur promesse est simple : t’accompagner partout, même sous la pluie ou près de l’eau. Avec une certification IPX7, elles sont censées survivre à une immersion accidentelle, ce qui est plutôt rare pour ce type de produit.
Tu as aussi un écran TFT qui affiche le niveau de charge, la puissance entrante et sortante, et l’état de la batterie en temps réel. C’est le genre de détail qui change tout quand tu veux savoir si ton smartphone ou ton drone est en train de vider la batterie trop vite. Le câble USB-C vers USB-C sert à la fois de dragonne et de câble de recharge, une idée simple mais très pratique.
La charge rapide monte jusqu’à 65 W sur un port, et tu peux alimenter deux appareils en même temps. Marstek met aussi en avant une “sécurité avion certifiée”, mais là encore, il faudra vérifier la capacité exacte en Wh pour être sûr qu’elle passe vraiment en cabine.
Les piles AA/AAA Li-ion qui veulent remplacer toutes tes piles
Dernière surprise, plus discrète mais très intéressante : des piles AA et AAA lithium rechargeables en USB-C. Contrairement aux accus Ni-MH classiques à 1,2 V, celles-ci délivrent un 1,5 V stable, ce qui est crucial pour certains appareils un peu capricieux, comme des flashs photo, des claviers ou des lampes.
Marstek annonce jusqu’à 1 500 cycles, 80 % de charge conservée après trois ans de stockage et une utilisation possible jusqu’à –20 °C. En clair, tu peux les laisser dans un tiroir ou les emporter en bivouac sans trop te poser de questions. C’est exactement le genre de produit qui peut, à terme, remplacer toutes tes piles jetables.
Au final, cette première prise en main est encourageante : finitions sérieuses, idées bien pensées et tarifs qui promettent de secouer le marché. Mais comme toujours, seul un vrai test dira si Marstek tient ses promesses sur la durée.