Le premier médicament créé par une IA arrive en phase finale : super-héros ou simple stagiaire des labos ?
Tu as sûrement déjà entendu que l’intelligence artificielle allait révolutionner la médecine, mais cette fois on ne parle plus de science-fiction. Après des années d’annonces un peu vagues, un médicament conçu presque entièrement par IA, le rentosertib, s’apprête à entrer dans la cour des grands.
Ce traitement développé par Insilico Medicine pourrait devenir le premier du genre à atteindre le marché et changer ta vision de la recherche pharmaceutique. Les investisseurs s’emballent, les laboratoires historiques s’y mettent et même les géants de la tech sortent le carnet de chèques. Bref, quelque chose d’énorme est peut-être en train de se jouer sous tes yeux.
L’IA, nouvelle star des blouses blanches
Pendant des décennies, découvrir un médicament ressemblait à un marathon interminable : dix à quinze ans de travail, plus de 2 milliards de dollars dépensés et, au bout, 90 % d’échecs. Avec l’IA, tu passes soudain du vélo rouillé à la fusée. Le rentosertib en est la preuve : il a franchi les premières étapes cliniques en moins de deux ans, un rythme que les vieux labos regardent avec des yeux ronds.
Ce traitement vise la fibrose pulmonaire idiopathique, une maladie rare et souvent mortelle. Lors d’une étude de phase 2 menée sur 71 patients, les médecins ont observé une amélioration de la fonction pulmonaire et très peu d’effets secondaires. Pas encore un miracle, mais un signal suffisamment fort pour lancer la phase 3 dans les dix-huit prochains mois.
Les géants de la tech sortent l’artillerie
Tu te doutes bien que ce potentiel n’a pas échappé aux milliardaires. Sam Altman, le patron d’OpenAI, a déjà injecté plus de 100 millions de dollars dans des start-up spécialisées. Le marché mondial de l’IA appliquée à la pharmacie pourrait atteindre 2,51 milliards de dollars en 2026 et exploser à 16,49 milliards en 2034. Autant dire que tout le monde veut sa part du gâteau.
Eli Lilly, poids lourd du secteur, a même signé un partenariat avec Nvidia pour construire un superordinateur dédié au test virtuel de millions de molécules. L’entreprise collabore aussi avec Insilico Medicine et pousse ses employés à utiliser l’IA au quotidien. Tu imagines l’ambiance : entre les pipettes et les algorithmes, le labo ressemble de plus en plus à une start-up californienne.
Des chercheurs augmentés, pas remplacés
Malgré l’enthousiasme, l’IA ne fait pas encore tout à ta place. Pour Diogo Rau, cadre chez Eli Lilly, elle transforme surtout la manière de travailler : tri de données, modélisation de protéines, simulation d’essais. Aujourd’hui, 48 % des pros de la biopharma l’utilisent intensivement et trois quarts pensent qu’elle bouleversera la découverte de médicaments d’ici 2030.
Des projets comme AlphaFold2 de Google DeepMind, capable de prédire la structure de près de 200 millions de protéines, montrent à quel point la recherche a changé de dimension. D’autres sociétés, comme Retro Bio ou Chai Discovery, rêvent déjà de traitements contre le vieillissement ou Alzheimer. Selon Josh Meier, leur PDG, « cette année, les choses ont vraiment commencé à fonctionner ». Et si c’était le début d’une nouvelle ère pour ta santé ?