TJM de développeur freelance : le guide pour arrêter de te faire exploiter

Homme travaillant sur trois écrans avec du code.

Passer freelance, c’est un peu comme lancer une nouvelle partie en mode difficile. Tu es ton propre boss, mais tu es aussi ton propre comptable, commercial et chef de projet. Et la première quête que tu dois réussir, c’est de répondre à cette question angoissante : « quel est ton TJM ? ». Pas de panique. Ce guide est là pour te donner la soluce complète, sans jargon insupportable, pour que tu puisses fixer ton tarif sans te sentir comme un noob.

C’est quoi ce TJM dont tout le monde parle ?

Le Taux Journalier Moyen (TJM), c’est simplement ton prix pour une journée de boulot. C’est la base de tout. Pense à ça comme le prix de location de tes services pour 24h, mais version code et non version Airbnb. Ce chiffre est ton principal indicateur pour savoir si, à la fin du mois, tu pourras te payer autre chose que des pâtes au beurre.

Un TJM bien calculé, ce n’est pas juste pour faire joli sur un devis. Il doit couvrir toutes tes charges (oui, l’URSSAF te regarde), payer ton matos, financer tes formations pour ne pas devenir un dinosaure du code, et surtout, te verser un salaire décent. Si tu te plantes, tu risques le naufrage financier. C’est aussi simple que ça.

Petite précision qui a son importance : on parle presque toujours de TJM en hors taxes (HT). Pourquoi ? Parce que selon ton statut (hello la micro-entreprise), tu devras ou non facturer la TVA. Comprendre ça, c’est éviter de faire une erreur de débutant qui peut te coûter cher.

Les stats qui boostent ton TJM de développeur

Fixer ton TJM, c’est comme créer ton personnage dans un RPG. Tu dois répartir tes points de compétence pour justifier ton niveau. Voici les stats les plus importantes :

  • Tes compétences et ta spécialisation : Tu maîtrises des technos rares et demandées comme l’IA, le DevOps ou la blockchain ? Jackpot. Ton TJM grimpe. Un dev back-end qui touche à ça peut viser entre 500 et 700€ par jour.
  • Ton expérience (ton niveau, quoi) : Tu sors de l’école ? Tu commenceras au niveau 1 avec un TJM de Padawan. Après quelques années à latter du bug, tu passes Senior et tes tarifs peuvent exploser. C’est la loi du gain d’XP.
  • La localisation : Bosser pour un client à Paris rapporte souvent plus qu’en province. Mais avec le télétravail qui a rebattu les cartes, cette règle devient moins absolue. Tu peux être au fin fond du Cantal et facturer comme un Parisien.
  • La mission : Un projet long et complexe pour un grand groupe n’a pas le même tarif qu’une petite mission de quelques jours pour une startup. Plus c’est long, technique ou à haute responsabilité, plus c’est cher.
  • Ta réputation : Un portfolio qui en jette et des recommandations de clients prestigieux, c’est comme avoir un stuff légendaire. Ça te donne un avantage énorme dans la négociation.
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La formule (pas si) magique pour calculer ton TJM

Allez, sors ta calculatrice, on passe au sortilège mathématique. La formule de base est simple :

TJM = (Revenu net annuel souhaité + Charges annuelles) / Nombre de jours facturables

Décortiquons ce grimoire :

  • Revenu net annuel souhaité : C’est ce que tu veux qu’il te reste dans ta poche à la fin de l’année, après avoir tout payé. Sois réaliste, mais ne te sous-estime pas. Pense à ton loyer, tes courses, tes loisirs, et un peu d’épargne pour ne pas stresser au moindre imprévu.
  • Charges annuelles : C’est la part du gâteau que tu ne verras jamais. Ça inclut tes cotisations sociales (entre 13% et 45% selon ton statut !), tes impôts, ta mutuelle, le coût de tes logiciels, ton matériel, etc. Ne néglige rien.
  • Nombre de jours facturables : L’erreur de débutant par excellence. Tu ne travailleras pas 365 jours par an. Tu dois enlever les week-ends, les vacances, les jours fériés, les jours où tu seras malade, et le temps passé à chercher des clients, faire de l’administratif ou te former. En général, un freelance facture entre 140 et 180 jours par an.

Exemple concret : Un dev junior qui vise 36 000€ net par an, avec 14 400€ de charges et 160 jours facturables, devra fixer son TJM à 315€. Un senior visant 72 000€ net, avec 28 800€ de charges et 150 jours facturables, devra viser 672€.

Combien tu vaux ? Le TJM par spé et expérience en 2025

Pour te donner une idée, voici une sorte d’échelle de puissance des TJM pour 2025. Considere ça comme des classes de personnages :

  • Junior (0-2 ans, PHP/JS) : Le Padawan du code. Attends-toi à un TJM entre 350 et 450€. Parfait pour faire tes armes et remplir ton portfolio.
  • Intermédiaire (3-5 ans, React/Python) : Tu as déjà quelques belles batailles à ton actif. Ton TJM se situe entre 450 et 550€. Tes compétences sur des frameworks populaires te rendent très attractif.
  • Senior (5+ ans, Node.js/Fullstack) : Un vrai vétéran. Tu peux easy taper dans les 700€ et plus. On te confie des missions critiques les yeux fermés.
  • Expert (10+ ans, CTO freelance, IA/DevOps) : Le Maître Jedi. Ton TJM explose et peut atteindre 700 à 1000€, voire plus. Tu ne te contentes plus de coder, tu pilotes des projets entiers.
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Les pièges à éviter pour pas finir en game over financier

Le chemin du freelance est semé d’embûches. Voici les boss de fin à esquiver :

  • Le TJM trop bas : L’autoroute vers le burn-out. Tu vas bosser comme un damné pour un résultat médiocre. Tu dévalorises ton travail et tu auras du mal à attirer des clients de qualité.
  • La copie bête et méchante : Ne copie pas le TJM du voisin ! Ton expérience, tes compétences et tes charges sont uniques. Fais tes propres calculs.
  • L’oubli des jours « off » : Surestimer tes jours facturables est le moyen le plus rapide de plomber tes revenus. Sois réaliste, voire un peu pessimiste.
  • La phobie administrative : Négliger tes charges et frais professionnels, c’est comme partir à l’aventure sans potion de soin. Les petits frais (logiciels, déplacements, etc.) finissent par former une montagne.

Le secret ? Fixe-toi un TJM cible, mais aussi un TJM plancher (-20%) sous lequel tu ne descendras JAMAIS. C’est ta ligne rouge.

Comment négocier ton TJM sans transpirer

Savoir coder, c’est bien. Savoir vendre ton talent, c’est mieux. La négo, ça s’apprend.

D’abord, argumente ta valeur. Ne dis pas juste « mon TJM est de X€ ». Explique ce qu’il y a derrière : ton expertise, les résultats que tu apportes, ta méthode de travail. Tu ne vends pas du temps, tu vends une solution.

N’aie pas peur d’augmenter ton TJM avec le temps. Tes compétences évoluent, l’inflation existe. Si le marché te montre que tu es trop bas, c’est le moment de level up tes tarifs.

Sois malin : propose des forfaits pour des missions définies. Parfois, un prix global passe mieux qu’un tarif journalier. Pour une mission urgente ou sous haute pression, majore ton TJM. C’est normal, tu absorbes plus de stress et de risques.

Et surtout, écoute le client. Si le budget est vraiment trop bas et qu’aucune négociation n’est possible, sache dire non. C’est ton super-pouvoir de freelance. Refuser une mauvaise mission, c’est te laisser du temps pour en trouver une excellente.

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Tes items légendaires : les outils pour fixer ton TJM

Heureusement, tu n’es pas seul dans cette quête. Voici quelques compagnons de route numériques :

  • Simulateurs en ligne : Des sites comme Indy, TJMfreelance ou Hiway te donnent des estimations basées sur les données du marché. C’est un bon point de départ pour te situer.
  • Le bon vieux tableur Excel : Pour les control freaks (et les plus malins), rien ne vaut un template maison. Tu y mets tes charges, ton net souhaité, tes jours facturables, et la formule magique fait le reste. Tu as le contrôle total.

TJM vs Salaire : la grosse différence que personne t’explique

Attention, ne tombe pas dans le panneau : le TJM, ce n’est pas ton salaire. Un TJM de 500€ ne veut pas dire que tu gagnes 500€ par jour. C’est ton chiffre d’affaires brut, et il faut tout enlever :

  • Les cotisations sociales et les impôts.
  • Les jours de congé et maladie (personne ne te paie pendant ce temps).
  • Les périodes où tu n’as pas de mission (le fameux « intercontrat »).
  • Les avantages que tu n’as plus : tickets resto, mutuelle d’entreprise, primes, et surtout… l’assurance chômage.

Voilà pourquoi ton TJM de freelance doit paraître bien plus élevé que le salaire journalier d’un employé. Tu paies pour ta sécurité et ta liberté. Pense à ajouter une « prime de risque » d’au moins 10% dans ton calcul pour compenser cette précarité.

Calculer ton TJM est la première étape pour construire une carrière de freelance qui tient la route. Ce n’est pas qu’une question de chiffres, c’est la juste valeur de ton expertise et de ton travail. Alors, arrête de brader ton talent. Fais tes calculs, prends confiance en toi, et va chercher ce que tu vaux vraiment. Maintenant, à toi de jouer.

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