Bollywood dégaine l’IA : Ajay Devgn lance son film généré par des robots et ça change tout
Accroche-toi à ton fauteuil, parce que la déferlante IA qui secoue Hollywood est en train de prendre une toute nouvelle dimension en Inde. L’acteur et producteur Ajay Devgn, que tu as peut-être vu distribuer des mandales dans des films d’action épiques, vient de lancer son propre studio de création de contenu basé sur l’intelligence artificielle générative. Oui, tu as bien lu. On parle de films créés avec l’aide de robots.
Tanhaji revient, version algorithmique
Le premier projet de ce nouveau studio, baptisé Lens Vault Studios, n’est autre que ‘Bal Tanhaji‘. Ce nom te dit quelque chose ? C’est normal. Il s’agit d’une suite directe au film à succès ‘Tanhaji: The Unsung Warrior’, un véritable blockbuster en Inde. Mais cette fois, l’équipe créative s’agrandit avec une IA pour co-piloter le navire. Le projet est développé par Ajay Devgn lui-même, en collaboration avec Danish Devgn.
L’idée n’est pas de remplacer les humains, mais de les ‘assister’. Pense à l’IA comme à un stagiaire sous stéroïdes qui peut générer des concepts, des designs ou même des scènes entières, que les réalisateurs peuvent ensuite peaufiner. C’est une approche qui se répand comme une traînée de poudre, à l’image du studio Asteria à Los Angeles qui promet de diviser les coûts de production par cinq grâce à son IA. On voit la même tendance dans le jeu vidéo, avec Ubisoft qui explore des PNJ dopés à l’IA pour rendre les mondes plus vivants.
Cette initiative de Devgn s’inscrit dans un mouvement de fond à Bollywood. Un autre acteur majeur, Animeta, a récemment lancé son propre studio de films IA à Mumbai, soutenu par Google. On est donc loin du simple gadget. C’est une véritable course à l’armement technologique qui se joue dans l’industrie cinématographique indienne.
Alors, faut-il paniquer en voyant l’IA s’emparer du cinéma ? Pas si vite. Pour l’instant, on parle d’un outil pour augmenter la créativité et, soyons honnêtes, pour produire plus vite et moins cher. Mais la question reste entière : est-ce que l’âme d’un film peut survivre à l’optimisation algorithmique ? L’avenir nous le dira, et on sera aux premières loges pour voir si le résultat est un chef-d’œuvre ou un nanar futuriste.