Sundance boucle sa valise à Park City : ces films qui nous ont retournés pour la dernière danse
Et voilà, le rideau tombe sur Sundance à Park City. Après des années de bons et loyaux services, de révélations cinéphiles et de files d’attente dans le froid de l’Utah, le festival plie bagage pour s’installer à Boulder. Pour cette dernière édition historique, qui rendait aussi hommage à son fondateur Robert Redford, on a eu droit à un cocktail de films qui secouent. On a regardé ça de près pour te sortir la crème de la crème.
Les pépites de cette ultime édition
Parce qu’on est sympa, on te mâche le travail. Voici les quatre films qui ont particulièrement retenu notre attention et qui prouvent que Sundance part sur un coup d’éclat.
D’abord, il y a « The Gallerist » de Cathy Yan. Après nous avoir offert le chaos pop de Birds of Prey, elle revient avec une comédie noire qui s’attaque au monde de l’art. L’histoire ? Une exposition d’art qui tourne au vinaigre. Attends-toi à de l’humour grinçant et une critique acerbe d’un milieu qui se prend souvent trop au sérieux. Ça sent le malaise jouissif.
Ensuite, prépare-toi à un grand écart émotionnel avec « Ha-chan, Shake Your Booty! ». Ne te fie pas à son titre qui respire la joie de vivre, ce drame japonais explore des thèmes aussi lourds que la danse et le deuil. Un mélange surprenant qui promet une approche poétique et singulière, loin des sentiers battus hollywoodiens. Une curiosité à suivre de très près.
Pour quelque chose de plus léger, « The Invite » réalisé par Olivia Wilde s’impose. Il s’agit d’un huis clos comique porté par l’incontournable Seth Rogen. Le concept est simple : un dîner qui dérape complètement. Le potentiel comique est énorme, et on fait confiance à Wilde pour transformer cette situation en un chaos hilarant et bien senti.
Enfin, pour les plus audacieux, « I Want Your Sex » de Gregg Araki était évidemment un des rendez-vous immanquables. Le réalisateur culte de la contre-culture continue son exploration des désirs et des ambitions, cette fois dans les coulisses du monde du spectacle. Un film qui s’annonce sulfureux, stylisé et probablement très critique sur la machine à rêves. Du Araki pur jus, quoi.
Cette dernière danse à Park City aura donc tenu ses promesses, avec une sélection variée qui bouscule les genres. Entre des comédies barrées, des drames intimes et des satires bien acides, le festival a montré une dernière fois pourquoi il reste un rendez-vous capital pour le cinéma indépendant. On guettera la sortie de ces films en salles, en espérant qu’ils ne se perdront pas en chemin.