L’armée chinoise a des chiens-robots armés: non, ce n’est pas une série Netflix
Tu te souviens de ces épisodes de Black Mirror ou de ces scènes dans les films de SF où des robots-chiens patrouillent, armés jusqu’aux dents ? On se disait tous « cool, mais flippant ». Eh bien, range ton pop-corn et ouvre grand les yeux : la Chine vient de transformer ce fantasme de geek en une réalité bien tangible. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ressemble moins à un épisode de Westworld qu’au début de Skynet.
Un arsenal digne de la science-fiction
Pékin a décidé de passer à la vitesse supérieure dans sa course à la modernisation militaire, et ils ne font pas les choses à moitié. Le nouvel architecte de cette ambition ? Une intelligence artificielle maison nommée DeepSeek. C’est le cerveau qui pilote désormais les nouvelles armes de l’Armée populaire de libération.
Au menu, on a du lourd. Norinco, le géant de la défense chinoise, a dévoilé le P60, un véhicule militaire terrestre capable de foncer à 50 km/h en mode totalement autonome pour des missions de soutien. Mais le clou du spectacle, ce sont les chiens robots. Des bestioles métalliques quadrupèdes, équipées de fusils d’assaut, qui peuvent entrer dans des bâtiments avant les soldats et ouvrir le feu. On a vu des images d’exercices militaires où ces « toutous » mécaniques tirent des rafales de balles. Ambiance Metal Gear Solid, les Gekkos en moins mignon.
Et comme si ça ne suffisait pas, la Chine mise aussi sur des essaims de drones. On parle de commandes massives de drones kamikazes, capables de submerger les défenses adverses par leur nombre. C’est un peu la Guerre des Clones, mais avec des machines volantes explosives au lieu de soldats en armure blanche.
Une nouvelle guerre froide technologique
Bien sûr, tout ça, c’est avant tout une réponse aux États-Unis. On est en pleine « guerre froide » de l’IA. Pendant que Pékin développe DeepSeek pour atteindre sa « souveraineté algorithmique », de l’autre côté du Pacifique, ça ne chôme pas. Le géant de l’IA américain, OpenAI, a signé un partenariat avec Anduril, une entreprise spécialisée dans les drones de combat. La course aux armements d’un nouveau genre est lancée, et elle se joue sur le terrain des algorithmes et des processeurs.
Ce déploiement massif d’armes autonomes pose des questions vertigineuses. On parle de « robots tueurs » capables de prendre des décisions de vie ou de mort sans intervention humaine. Les experts s’inquiètent, et franchement, il y a de quoi. On est en train de franchir une ligne qui, jusqu’ici, appartenait au domaine de la fiction.
Alors voilà, le monde de demain s’écrit aujourd’hui, avec des lignes de code et des circuits imprimés. On a voulu des futurs high-tech, on est servi. Reste à espérer que les développeurs de ces machines ont bien intégré les Trois Lois de la Robotique d’Asimov. Ou au moins, qu’ils ont prévu un très, très gros bouton « Arrêt d’urgence ».