La France contre-attaque : Visio, l’arme secrète pour pulvériser Google et Microsoft
On a tous connu cette angoisse. La réunion qui démarre dans deux minutes et ce satané Microsoft Teams qui refuse de se lancer. Ou ce moment de solitude sur Google Meet où tu te rends compte que ton micro est coupé depuis dix minutes. Eh bien, sache que l’État français en a aussi sa claque. Pour dire adieu à notre dépendance aux GAFAM, la France prépare sa propre arme de dissuasion massive : Visio.
Visio : le Tesseract de la République ?
Face aux tensions géopolitiques qui ressemblent de plus en plus au scénario d’un mauvais film de Michael Bay, la France a décidé de jouer la carte de la souveraineté numérique. L’idée ? Créer un outil de visioconférence 100% français pour remplacer les mastodontes américains comme Teams, Meet ou Zoom au sein du secteur public. Le nom de code : Visio. L’objectif est simple : garantir que les conversations les plus sensibles de nos institutions ne finissent pas sur un serveur obscur à l’autre bout du monde.
C’est une stratégie pour construire une sorte de Saint Sanctuaire numérique, où les données stratégiques seraient à l’abri. Le déploiement est prévu pour 2027, date à laquelle tous les agents publics devraient avoir troqué leur compte Google contre un passeport pour Visio.
Un plan audacieux, mais risqué
Sur le papier, c’est un plan digne d’un blockbuster. Mais dans les faits, le défi est colossal. La première question qui brûle les lèvres, c’est celle de l’interopérabilité. Comment Visio va-t-il communiquer avec les millions d’utilisateurs restés sur les plateformes américaines ? On craint un peu le dialogue de sourds technologique.
Ensuite, il y a la question des fonctionnalités. Va-t-on avoir droit à un outil aussi buggé que Cyberpunk 2077 à son lancement ou à une plateforme fluide et intuitive ? Pour convaincre, Visio devra faire mieux que proposer un filtre « béret-baguette ». Il faudra que l’expérience utilisateur soit au rendez-vous, sous peine de voir les agents publics regretter amèrement leurs vieux outils.
Ce projet Visio est un pari. Celui d’une France qui veut reprendre le contrôle de sa destinée technologique, quitte à se lancer dans une bataille digne de David contre Goliath. Le résultat pourrait être un coup de génie ou un échec cuisant qu’on oubliera aussi vite qu’un spin-off raté. On garde un œil sur le projet, un paquet de pop-corn à portée de main. Le spectacle ne fait que commencer.