Hubble avait raté 800 mystères cosmiques, une IA vient de les trouver en 3 jours

Tu vois ta pile de la honte, ce backlog de jeux ou cette watchlist de séries qui te regarde de travers ? Tu te dis que jamais, au grand jamais, tu n’auras le temps de tout faire. Maintenant, imagine la même chose, mais avec des archives contenant des décennies d’images de l’univers. C’est le quotidien des astronomes. Enfin, c’était. Une IA vient de passer le karcher dans le grenier du télescope Hubble, et elle a trouvé des pépites.

HAL 9000, mais en version sympa

Le télescope spatial Hubble, notre œil dans le cosmos depuis plus de 30 ans, a accumulé une quantité d’images absolument monstrueuse. Une mine d’or pour la science, mais aussi un cauchemar à éplucher. Fouiller là-dedans, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin cosmique. Sauf que là, tu ne sais même pas à quoi l’aiguille ressemble.

Deux chercheurs de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) en ont eu marre de ce boulot de titan. Au lieu de recruter une armée de stagiaires, ils ont développé un outil bien plus stylé : une intelligence artificielle basée sur un réseau neuronal. Son job ? Regarder toutes les images et crier « Eurêka ! » quand elle tombe sur un truc qui sort de l’ordinaire.

La machine qui voit ce que l’humain ignore

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’IA a le compas dans l’œil. En moins de trois jours, elle a analysé un volume de données qui aurait demandé des années à une équipe humaine. Le résultat est dingue : plus de 800 anomalies cosmiques totalement inédites ont été débusquées. Des objets bizarres, des phénomènes jamais vus, bref, du lourd pour les astrophysiciens.

Ces « anomalies », ce sont potentiellement de nouvelles galaxies, des lentilles gravitationnelles rares, ou des événements cosmiques si subtils que l’œil humain était passé à côté. C’est la beauté de la machine : elle ne se fatigue pas, n’a pas d’a priori et peut déceler des motifs invisibles pour nous. Elle a été entraînée pour reconnaître ce qui est « normal » et signaler tout ce qui détonne.

A lire aussi  Tech du quotidien : cette machine automatise le repassage et défroisse votre linge en un temps record

L’aube d’une nouvelle ère pour l’exploration spatiale

Cette avancée ne va pas mettre les astronomes au chômage, bien au contraire. L’IA se charge de la partie la plus ingrate et répétitive : le tri. Elle sert les découvertes potentielles sur un plateau d’argent. Aux humains, ensuite, de faire le plus passionnant : étudier ces bizarreries, les comprendre et, qui sait, réécrire une partie de ce que l’on sait de l’univers.

On entre dans une ère de l’astronomie 2.0, où l’humain et l’IA collaborent pour repousser les frontières de la connaissance. C’est la promesse d’accélérer les découvertes d’une manière qu’on n’osait à peine imaginer. L’exploration spatiale ne se fait plus seulement avec des fusées, mais aussi avec des lignes de code. Et ça, c’est sacrément excitant.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *