Après cette récompense ultime, le prochain Oscar du meilleur film est-il déjà connu ?
Le suspense pour les Oscars vient de prendre un sacré coup dans l’aile. Ce week-end, le gratin des réalisateurs hollywoodiens a rendu son verdict, et c’est le maestro Paul Thomas Anderson qui a raflé la mise. Pour son film « Une bataille après l’autre », il vient de remporter le prix de la Directors Guild of America (DGA), l’équivalent d’un adoubement par ses pairs. Et crois-moi, quand la guilde des réalisateurs parle, les Oscars ont tendance à écouter religieusement.
Un bulldozer nommé Paul Thomas Anderson
« Une bataille après l’autre » n’est pas juste un film qui plaît, c’est une véritable machine de guerre qui écrase tout sur son passage cette saison. Avant même ce triomphe à la DGA, le film avait déjà fait une razzia un peu partout, histoire de marquer son territoire. On parle de statuettes dorées à la pelle, et pas les moins prestigieuses.
Juge plutôt le tableau de chasse :
- 🏆 Golden Globes : Meilleure comédie, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario.
- 🏆 Critics Choice Awards : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario adapté.
- 🏆 BAFTA : Pas moins de 14 nominations, dominant complètement la sélection britannique.
Avec cette victoire à la DGA, PTA a battu des clients très sérieux comme Ryan Coogler pour son film de vampires « Sinners », qui était son concurrent direct en termes de nominations. C’est un peu comme si, dans un combat final, ton champion venait de placer un coup critique juste avant le gong. La statuette de l’Oscar du Meilleur Réalisateur lui tend désormais les bras.
Un Oscar dans la poche pour Leo ?
Non, calme-toi, pas si vite. Si le film est en pole position pour l’Oscar du Meilleur Film, la route est plus sinueuse pour Leonardo DiCaprio. Bien que son rôle dans cette fresque sur les dérives extrémistes des États-Unis soit salué, il a vu le Golden Globe du meilleur acteur lui passer sous le nez au profit d’un Timothée Chalamet déchaîné dans « Marty Supreme ».
Le film de PTA, plébiscité pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines de l’Amérique, semble donc avoir convaincu absolument tout le monde… sauf peut-être les jurys quand il s’agit de récompenser son acteur principal. Mais qu’importe, le véritable exploit est ailleurs.
Avec ce prix de la DGA, qui est historiquement le baromètre le plus fiable pour les Oscars, Paul Thomas Anderson a pratiquement verrouillé la catégorie « Meilleur Réalisateur ». Pour « Une bataille après l’autre », la voie vers l’Oscar du Meilleur Film semble toute tracée. À moins d’un retournement de situation digne d’un twist de M. Night Shyamalan, on connaît probablement déjà le grand gagnant de la soirée la plus attendue d’Hollywood.
Le coup de la DGA comme indicateur clé, j’y avais pas trop pensé mais ça explique bien le favoritisme pour Paul Thomas Anderson.