Bad Bunny au Super Bowl : comment un concert de 15 minutes a fait imploser l’Amérique de Trump

Imagine. Un match de foot US, des millions de litres de bière et des montagnes de nachos. Et puis, au milieu, un concert de 15 minutes qui a suffi à déclencher une guerre civile sur les réseaux sociaux et à faire hurler un ex-président. En 2026, la mi-temps du Super Bowl n’était pas un simple show, c’était une véritable quête de donjon politique avec Bad Bunny en paladin du reggaeton. On te débriefe ce moment déjà culte.

Un show pour les gouverner tous

Le 8 février 2026, l’artiste portoricain Bad Bunny n’est pas juste venu chanter ses tubes. Il a marqué l’histoire en devenant le premier artiste latino à porter seul le show de la mi-temps du Super Bowl. Oublie les feux d’artifice et les invités surprises sans âme. Là, on a eu droit à une plongée directe dans la culture de Porto Rico.

Le message était clair avant même la première note. La bande-annonce de l’événement, tournée intégralement sur son île natale, mettait en scène l’artiste sous un flamboyant, un arbre emblématique de la fierté portoricaine. Sur scène, Bad Bunny a livré une performance qui transpirait l’authenticité, une célébration de ses racines et de l’identité latino-caribéenne, envoyant un message d’unité et de fierté à des millions de spectateurs.

L’Empire contre-attaque (avec des tweets)

Évidemment, ce genre de démonstration de force culturelle ne pouvait pas plaire à tout le monde. La réaction la plus spectaculaire est venue de Donald Trump, qui a qualifié le spectacle de « gifle au visage de notre pays » et de choix « absolument ridicule ». Mais pourquoi tant de haine ?

Il faut comprendre que Bad Bunny n’est pas un artiste neutre. C’est un critique virulent de l’administration Trump. Originaire de Porto Rico, un territoire dont les habitants sont citoyens américains mais ne peuvent pas voter à la présidentielle, il a souvent utilisé sa musique pour dénoncer l’abandon de son île par les États-Unis. Le choisir pour la scène la plus regardée du pays n’était pas anodin ; c’était un acte politique de la part de la NFL, et la sphère conservatrice l’a reçu comme tel.

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Le multivers de la discorde culturelle

Cette performance a cristallisé la guerre culturelle qui déchire l’Amérique. D’un côté, un show vibrant, multiculturel, qui représente une nouvelle génération. De l’autre, une Amérique conservatrice qui a vu ce spectacle comme une provocation. La preuve ? Un show alternatif mené par Kid Rock a même été organisé pour les mécontents, illustrant parfaitement les deux Amériques qui ne se regardent plus.

Le Super Bowl a cessé d’être une simple finale sportive pour devenir le théâtre d’un affrontement symbolique. Choisir son camp, c’était presque comme choisir entre la Horde et l’Alliance. La performance de Bad Bunny est ainsi devenue un moment clé de la pop culture, un de ces instants où la musique, le sport et la politique entrent en collision pour créer quelque chose de bien plus grand.

Au final, le Super Bowl 2026 restera dans les annales, et probablement pas pour le score final. Il restera comme le moment où une superstar portoricaine a transformé la plus grande scène du monde en une affirmation culturelle et politique. Bad Bunny n’a pas seulement chanté ; il a rappelé à une partie de l’Amérique qu’elle n’était plus seule aux commandes de la pop culture. Et rien que pour voir les réactions, le spectacle valait tous les abonnements du monde.

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