Bill Skarsgård : plus terrifiant en clown ou en ennemi du capitalisme ?

Clown maléfique et homme armé, ambiance sombre.

On l’a tous connu, ou plutôt craint, sous le maquillage de Pennywise, le clown qui a traumatisé une génération de plus dans les films Ça. On aurait pu croire que Bill Skarsgård resterait abonné aux rôles de créatures de cauchemar. Grosse erreur. En 2026, l’acteur suédois nous prouve qu’il est bien plus qu’un simple monstre et s’impose comme un des comédiens les plus versatiles de sa génération, jonglant avec des genres radicalement différents.

Du clown Grippe-Sou à la proie de luxe

Difficile de se défaire d’un rôle aussi iconique que celui de Pennywise. Bill Skarsgård ne le renie pas, allant même jusqu’à explorer les origines du personnage, un certain Bob Gray, dans la récente série Bienvenue à Derry [premiere.fr](https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Pennywise-Bill-Skarsgard-decrypte-le-mal-qui-sevit-a-Derry). Mais là où il nous surprend, c’est en inversant totalement la dynamique. Dans Piégé, sorti en 2025, il n’est plus le prédateur, mais la victime. Le voilà enfermé dans une voiture de luxe, jouet d’un tortionnaire invisible incarné par la voix glaçante d’Anthony Hopkins [allocine.fr](https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=1000137166.html). Un thriller en huis-clos intense qui nous rappelle les meilleurs concepts des années 2000, et qui montre déjà l’étendue de son jeu : de bourreau à proie, Skarsgård maîtrise la peur des deux côtés de la barrière.

Le goût de la métamorphose horrifique

Ne crois pas pour autant qu’il a abandonné les monstres, bien au contraire. L’acteur a une passion pour la transformation physique et les personnages complexes, qu’il attire autant qu’ils l’attirent [vanityfair.fr](https://www.vanityfair.fr/article/bill-skarsgard-interview-hollywood-issue). Son incarnation du Comte Orlock dans le Nosferatu de Robert Eggers en est la preuve ultime. Loin du vampire séducteur, il a promis un monstre « répugnant mais très sexualisé », à la fois attirant et dégoûtant [20minutes.fr](https://www.20minutes.fr/arts-stars/cinema/4094478-20240604-nosferatu-acteur-bill-skarsgard-va-interpreter-vampire-repugnant-tres-sexualise). Entre le vampire gothique, le revenant vengeur dans le reboot de The Crow et le clown maléfique, Skarsgård se construit un panthéon de l’horreur où chaque rôle est une performance unique, bien loin du simple catalogue de monstres.

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Le thriller anti-capitaliste qui change la donne

Mais le véritable tournant, c’est Dead Man’s Wire. Réalisé par le grand Gus Van Sant, ce film nous plonge dans l’histoire vraie et tendue de Tony Kiritsis en 1977. Skarsgård y incarne cet ancien promoteur immobilier qui, ruiné et acculé par un banquier, prend ce dernier en otage. On quitte l’horreur surnaturelle pour un thriller dramatique bien réel, avec une critique acerbe du système financier [allocine.fr](https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=328280.html). C’est un rôle sans prothèses ni maquillage outrancier, où toute la tension repose sur la psychologie d’un homme poussé à bout. Un choix audacieux qui le place définitivement dans la cour des acteurs qui comptent.

De l’horreur pure à la critique sociale, Bill Skarsgård ne choisit pas la facilité. Il préfère être un « acteur qui se transforme » plutôt qu’une star qui joue toujours le même rôle [vanityfair.fr](https://www.vanityfair.fr/article/bill-skarsgard-interview-hollywood-issue). En s’attaquant à des personnages aussi variés et complexes, il force le respect et captive notre attention de cinéphiles. Une chose est sûre, on n’a pas fini d’entendre parler de lui, et c’est tant mieux.

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3 commentaires

  1. Le truc du film avec Anthony Hopkins m’a intrigué, la peur des deux côtés c’est original. C’est trop rare de voir ça au ciné.

  2. J’aime bien l’idée qu’il passe de prédateur à proie dans Piégé, ça change vraiment de ses autres rôles.

  3. Le rôle de Tony Kiritsis dans Dead Man’s Wire a l’air ouf, j’aime quand Skarsgård sort du fantastique pour du vrai drame social.

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