Ce job paie 500 000 dollars mais le test d’embauche est une course de drones infernale
Oublie les entretiens soporifiques sous un néon blafard. La startup de défense Anduril, dont le nom fleure bon le Seigneur des Anneaux, réinvente le test d’embauche. Pour bosser chez eux, tu dois gagner une course de drones. Sauf que tu ne pilotes rien : tu dois coder l’IA qui va tout gérer en autonomie. À la clé ? Un chèque de 500 000 dollars et un CDI. Rien que ça.
Un défi digne d’un jeu vidéo
Le principe est simple, mais diaboliquement complexe. Anduril te file un drone et te dit : « fais-le gagner ». Pas de joystick, pas de pilotage à distance. Tu dois pondre un code capable de naviguer à toute vitesse sur un parcours semé d’embûches, de prendre des décisions en une fraction de seconde et de franchir la ligne d’arrivée avant les autres. C’est un challenge 100% autonome, où seule la qualité de ton algorithme compte. Un peu comme si tu devais programmer un podracer et prier pour qu’il ne s’écrase pas au premier virage. C’est le rêve de tout ingénieur un peu joueur, mais la réalité derrière est un peu plus… brute.
Anduril, entre la hype et les crashs spectaculaires
Anduril n’est pas un petit nouveau qui bricole dans son garage. C’est un géant de la tech de défense, valorisé à plusieurs milliards, qui fournit l’armée américaine. Le nom de la boîte, c’est l’épée d’Aragorn, et ils comptent bien reforger la manière de faire la guerre. Leur bébé, c’est le Fury, un avion de chasse sans pilote qui a déjà fait ses premiers vols. Sur le papier, c’est le futur. [leparisien.fr, 20minutes.fr]
Dans la réalité, le tableau est moins reluisant. Selon des enquêtes récentes, Anduril enchaîne les déconvenues. Des bateaux drones qui tombent en panne en plein exercice naval, un moteur de Fury endommagé au sol, et même un système anti-drone, l’Anvil, qui aurait déclenché un incendie. Pire, en Ukraine, leurs drones Altius se sont révélés si peu fiables (crashes, cibles manquées) que les forces locales les auraient abandonnés en 2024. Oups. [kulturegeek.fr]
Alors, on postule ou pas ?
Ce test d’embauche prend donc une toute autre saveur. Anduril ne cherche pas seulement des talents, ils cherchent désespérément des génies capables de pondre un code qui, pour une fois, fonctionne sans tout faire exploser. La pression n’est pas juste de gagner une course ; elle est de prouver que tu peux faire mieux que leurs équipes actuelles. Ce n’est plus un jeu, c’est un véritable test de résistance face à des problèmes très concrets et très coûteux.
Le chèque de 500 000 dollars n’est pas qu’un salaire, c’est presque une prime de risque. Tu ne signes pas pour un job de bureau pépère, mais pour développer des technologies de pointe dont la moindre erreur peut avoir des conséquences… explosives.
Au final, cette offre d’emploi est à l’image d’Anduril : ambitieuse, fascinante et un peu flippante. C’est une occasion en or pour les codeurs d’élite de se mesurer à un défi unique. Mais c’est aussi un rappel que derrière la façade cool de la « tech », il y a des enjeux bien réels. Alors, prêt à coder pour la gloire et le pactole, tout en espérant que ta création ne connaisse pas le même sort que ses prédécesseurs ?