Devenir un dieu sur Unreal Engine 5 : le guide du padawan pour tout péter

Alors comme ça, on veut créer le prochain open world qui fera passer The Witcher 3 pour une partie de Pogs ? On a des idées plein la tête, mais en matière de code, on est plutôt au niveau du “Hello World” sur une Texas Instrument ? Pas de panique. Lancer Unreal Engine 5, ça ressemble à vouloir piloter le Faucon Millenium sans avoir lu la notice. Ça fait peur, mais avec le bon plan de vol, on peut éviter de finir dans l’estomac d’un ver spatial. Suis le guide, jeune padawan.

Unreal Engine 5 : pourquoi lâcher ton aprèm pour ça en 2026 ?

En 2026, si tu veux pas juste jouer mais créer des jeux qui décollent la rétine, te lancer sur Unreal Engine 5, c’est un peu comme choisir le sabre laser à double lame : c’est stylé et ça fait le taf. On parle d’une plateforme qui a mis tout le monde d’accord pour le réalisme de porc et l’efficacité.

Pourquoi ça défonce tout ? Grâce à des technologies aux noms de catcheurs mexicains :

  • Nanite : pour afficher des milliards de polygones sans faire fumer ta carte graphique comme un barbecue raté. Fini les modèles 3D qui ressemblent à des origamis.
  • Lumen : un système d’éclairage qui réagit en temps réel. Une lumière qui bouge, des ombres qui suivent… Bref, de quoi rendre jaloux ton directeur de la photo préféré.
  • Chaos : un moteur physique pour des destructions si belles que Michael Bay en verserait une larme.
  • Blueprint : le Graal pour les allergiques au code. C’est un système de programmation visuelle où tu connectes des boîtes pour créer des logiques de jeu. Presque aussi simple que des LEGO, mais en plus gratifiant.

Face à des concurrents comme Unity ou Godot, UE5 a choisi son camp : celui du photoréalisme 3D qui en met plein la vue. Unity reste le roi pour les jeux 2D ou les projets mobiles, et Godot, avec sa philosophie open source, est le chouchou des indés qui aiment la légèreté. Mais si ton but, c’est de créer le nouveau Elden Ring dans ton garage, UE5 est ton arme de prédilection.

Et pour le matos ? Oui, une bonne bécane (genre avec une RTX 3060 ou mieux) aide à naviguer fluidement. Mais que ça ne te freine pas. Le moteur est souple, et tu peux baisser les options graphiques pour que ça tourne sur une config plus modeste. L’aventure reste la même, même si c’est un peu moins clinquant au début.

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Premiers pas dans l’antre de la bête : l’installation et l’interface

Ok, prêt à plonger ? Installer UE5, c’est gratuit et plus simple que de monter un meuble IKEA. Le vrai challenge, c’est de ne pas se perdre dans l’interface, qui a autant de boutons qu’un cockpit d’A380.

Pour commencer, chope l’Epic Games Launcher. C’est la maison mère. Va dans l’onglet « Unreal Engine », clique sur « Installer » et prends la dernière version. Pendant que ça télécharge, fais-toi un café, médite sur le sens de la vie, ou fais ces 10 minutes de gainage que tu repousses depuis six mois.

Une fois lancé, trois fenêtres vont devenir tes meilleures potes :

  1. Le Viewport : C’est ton terrain de jeu, la grande fenêtre où tu vois ta scène 3D et où tu peux te balader comme dans un FPS.
  2. L’Outliner : La liste de tout ce qui se trouve dans ta scène (personnages, décors, lumières…). Indispensable pour s’y retrouver dans ton joyeux bordel.
  3. Le Details Panel : Quand tu cliques sur un objet dans l’Outliner, c’est ici que toutes ses propriétés apparaissent. C’est le tableau de bord pour tout modifier.

Point crucial pour les Gaulois : le moteur est en QWERTY par défaut. Si tu ne veux pas que tes déplacements ressemblent à une danse de Saint-Guy, file dans les paramètres pour reconfigurer les touches en AZERTY. C’est une question de survie.

Au début, tu vas te sentir perdu. C’est normal. Explore, clique partout, casse des trucs. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, et c’est en faisant n’importe quoi qu’on finit par comprendre comment ça marche.

Les maîtres YouTube pour apprendre sans dépenser un kopeck

Sur YouTube, tu trouveras une armée de créateurs bienveillants prêts à te guider. C’est une mine d’or, surtout quand on débute et qu’on a le budget d’un étudiant en fin de mois. Certains, comme Gaëtan Tutos, sont de véritables Obi-Wan Kenobi du Blueprint.

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Ces tutos sont parfaits car ils ne partent pas du principe que tu es déjà un PGM. Ils reprennent tout depuis le début, pas à pas. Voici une petite sélection pour bien démarrer :

Tutoriel Durée Contenu appris Niveau visé
Gaëtan Tutos – Installation et première création 1h20 Installation, interface, premiers pas avec Blueprints, création de paysage et végétation Gros débutant
Découverte UE5 – Les bases pour débuter 45 min Introduction à l’interface, manipulation d’objets, premiers scripts simples Gros débutant

Le style de Gaëtan Tutos est particulièrement efficace : il démystifie des concepts qui semblent ultra complexes et te donne l’impression d’être un génie en à peine une heure. En suivant ces guides, tu passeras rapidement du stade « je pige rien à ce foutoir » à celui de « putain, c’est moi qui ai fait ça ! ». Et cette sensation, crois-moi, ça n’a pas de prix.

L’Académie des Jedis : les formations payantes pour passer à la vitesse supérieure

Les tutos gratuits, c’est bien pour mettre le pied à l’étrier. Mais si tu veux vraiment passer de Padawan à Maître Jedi, les formations payantes sont un accélérateur de particules pour tes compétences. Elles offrent un parcours structuré et vont beaucoup plus loin.

Formation Durée Contenu Prix/Accès Spécificités
Formation Complète sur Skillshare 20 heures UI, Paysages, Metahumans, Blueprint/C++, Nanite Abonnement mensuel Projets pratiques pour construire ton portfolio.
Masterclass UE5 sur Elephorm 50 heures Blueprint/C++, UI avancée, Création de terrains, Nanite, Lumen Achat unique Accès à vie et contenu téléchargeable pour réviser dans le bus.
Bootcamp UE5 sur Udemy 30 heures Blueprint, C++, Animation, Réalité Virtuelle Paiement par cours Idéal si tu veux cibler une compétence précise sans t’abonner.

Ces formations s’adressent à ceux qui ont déjà quelques bases et qui veulent se professionnaliser. La formation Skillshare est parfaite pour apprendre par la pratique, tandis que la Masterclass d’Elephorm est un vrai dictionnaire technique pour ceux qui aiment tout savoir. Si tu n’es pas prêt à vendre un rein, les ressources officielles d’Epic Games sont un excellent complément, même si elles sont moins guidées.

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L’Event Graph : le cœur de la bestiole sans écrire une ligne de code

Plongeons dans les entrailles de la bête : l’Event Graph, le cerveau du système Blueprint. C’est ici que la magie opère. Imagine pouvoir définir le comportement de ton personnage, créer une porte qui s’ouvre avec une clé, ou un ennemi qui patrouille, tout ça sans taper une seule ligne de C++. C’est un jeu de construction où tu relies des nœuds pour créer de la logique. C’est visuel, intuitif et incroyablement puissant.

L’Event Graph est lié aux « Action Mappings », qui sont simplement tes configurations de touches. Tu assignes la touche « Espace » à l’événement « Sauter », et dans l’Event Graph, tu définis ce qui se passe quand cet événement est déclenché. C’est du glisser-déposer, ce qui rend les tests et les ajustements ultra rapides.

Des tonnes de tutoriels gratuits sur YouTube te montreront comment dompter l’Event Graph pour faire sauter ton personnage ou gérer son inventaire. Les forums communautaires sont aussi une ressource inestimable. Tu y trouveras de l’aide quand tu seras bloqué et des idées farfelues qui t’inspireront.

Ta feuille de route : de larve à seigneur du Développement

Se lancer dans Unreal Engine 5, c’est un marathon, pas un sprint. Pour ne pas t’épuiser au bout de 100 mètres, suis cette feuille de route, à adapter selon ton rythme de croisière.

Semaine 1 : Installation et exploration

Installe le moteur. Ne te lance pas direct dans un projet de MMORPG. Ouvre l’interface, balade-toi, clique sur les boutons. Ton but est de te familiariser avec le cockpit. Apprends à te déplacer, à ajouter et supprimer des objets. C’est l’étape la plus importante.

Semaine 2 : Les objets et les matériaux

C’est le moment de jouer à la décoratrice d’intérieur. Apprends à manipuler les objets, à leur appliquer des textures et des matériaux. Fais un cube qui ressemble à du bois, une sphère qui brille comme du métal. C’est la base pour donner vie à tes scènes.

Semaine 3 : Les Blueprints pour les nuls

Attaque-toi aux Blueprints. Ne vise pas le système de dialogue d’un RPG. Commence simple : fais une porte qui s’ouvre quand tu t’approches, ou une lumière qui s’allume avec un interrupteur. Ces petites victoires sont le carburant de la motivation.

Et après ? L’expérimentation !

Une fois ces bases acquises, le seul secret, c’est de pratiquer. Lance-toi des petits défis : un mini-jeu de plateforme, une scène cinématique, une simulation d’architecture… Chaque projet t’apprendra de nouvelles choses et forgera ton style.

Te voilà armé pour démarrer ton initiation. Ce chemin est long, parfois frustrant, mais le pouvoir de créer tes propres mondes est une récompense qui dépasse tout. Alors, lance-toi, n’aie pas peur de tout casser, et que la Force (du code) soit avec toi.

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