IA générative : Games Workshop sort l’Exterminatus et protège Warhammer

Guerrier futuriste dans une ville en ruines.

Si comme moi, ton fil d’actualité a été envahi par des animations Warhammer plus ou moins douteuses créées par IA, tu as dû te dire que l’Empereur avait du souci à se faire. Eh bien, la récréation est terminée. Games Workshop a décidé de taper du poing sur la table et de mettre un coup d’arrêt à l’hérésie technologique. Accroche-toi à ton bolter, on t’explique tout.

La grande croisade contre l’IA

Games Workshop, gardien d’un empire de plastique et de récits épiques, a mis à jour ses directives sur la propriété intellectuelle. Et le message est plus clair qu’une prophétie de l’Empereur : les créations assistées par IA générative, c’est non. Dans leur document légal, une section sur les « infractions » a été précisée, et elle cible directement l’un des usages les plus populaires et controversés du moment.

En gros, les films et animations amateurs basés sur leurs univers sont désormais formellement interdits, car ces projets doivent faire l’objet d’une licence officielle. Cette décision vise directement la vague de courts-métrages générés par IA qui pullulaient sur YouTube. Fini, les Space Marines animés avec les pieds qui clignotent comme un sapin de Noël défectueux. Pour GW, le message est simple : pas touche à notre précieux univers sans notre accord.

Il faut dire que l’enjeu est colossal. Avec une popularité grandissante, des revenus de licences records grâce aux jeux vidéo comme Space Marine 2, et surtout, un univers cinématographique Warhammer 40,000 en préparation avec Henry Cavill pour Amazon, l’entreprise protège son trésor de guerre. Laisser des IA déformer leur image de marque ? Hérésie pure et simple.

L’artisanat avant tout, une galaxie sans raccourcis

Ce choix n’est pas anodin. Il réaffirme l’ADN de Games Workshop : un hobby centré sur le manuel, le concret, l’artistique. Peindre ses figurines, passer des heures sur un diorama, se retrouver entre potes pour une partie… L’expérience Warhammer est profondément humaine. Ce n’est pas un hasard s’ils prévoient d’ouvrir un nouveau Warhammer World aux États-Unis pour fin 2027, un temple dédié à cette passion partagée. [fr.ign.com](https://fr.ign.com/warhammer-40000-500-worlds/84302/news/games-workshop-se-prepare-a-construire-un-nouveau-warhammer-world-aux-us)

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En bannissant l’IA générative, GW prend le contre-pied d’une industrie qui cède parfois aux sirènes de la facilité. Là où certains voient un outil pour réduire les coûts, le géant britannique y voit une menace pour son identité et la qualité « artisanale » qui fait sa renommée. C’est une déclaration forte : l’âme de Warhammer ne sera pas générée par un algorithme.

Un choix à contre-courant de l’industrie ?

Cette position tranchée détonne, surtout quand on la compare à d’autres studios. Prenons Larian, les génies derrière Baldur’s Gate 3. Récemment, ils ont admis utiliser des IA pour des tâches internes : brainstorming, exploration d’idées, ou création de textes temporaires, tout en assurant qu’aucun contenu généré par IA ne se retrouvera dans le produit final. [www.numerama.com](https://www.numerama.com/pop-culture/2143855-le-studio-de-baldurs-gate-3-utilise-aussi-lia-generative-mais-pas-dans-ses-jeux.html)

Pourtant, même cet usage limité a suffi à déclencher une polémique chez les fans, prouvant à quel point le sujet est sensible. [www.rtbf.be](https://www.rtbf.be/article/ia-generatives-conditions-de-travail-le-studio-belge-larian-studio-fait-polemique-au-coeur-de-la-polemique-11650037) La décision de Games Workshop est donc encore plus radicale : c’est une tolérance zéro. Pas d’IA, ni en production, ni même en pré-production visiblement.

Alors, que penser de cette décision ? Est-ce une défense héroïque de la créativité humaine ou une simple manœuvre d’une corporation pour garder un contrôle total sur sa juteuse propriété intellectuelle ? Un peu des deux, sans doute. Une chose est sûre : dans le futur sombre et lointain de Warhammer, les artistes en chair et en os ont encore leur place. L’Empereur protège, et visiblement, ses avocats aussi.

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