Kinect : Comment le plus grand échec de la Xbox a secrètement révolutionné le monde

Manette cassée avec écran holographique et smartphone.

Souviens-toi. Ton salon, 2010. Tu gesticules comme un Playmobil sous acide devant ta télé, essayant de piloter un rafting virtuel. C’était ça, la promesse du Kinect de Microsoft. Une révolution, nom de code « Project Natal », qui devait nous libérer des manettes et nous faire entrer dans le jeu. Littéralement.

On connaît tous la suite : un bide retentissant, des ventes record au début, puis une place de choix au cimetière des accessoires inutiles à côté du Power Glove. Sauf que… et si on t’avait menti ? Si cet échec commercial n’était en fait que le début d’une domination technologique que tu utilises tous les jours sans même le savoir ?

L’ascension et la chute d’un accessoire maudit

Au départ, pourtant, tout le monde y a cru. Microsoft a déversé un budget marketing de 500 millions de dollars pour nous convaincre. Le Kinect est même entré au Livre Guinness des records pour ses ventes fulgurantes. Mais la réalité a vite rattrapé la hype. Entre le joueur et son avatar, il y avait une latence donnant l’impression de jouer avec un jour de décalage.

Il fallait aussi un salon de la taille d’un hangar pour que la caméra daigne te reconnaître correctement. Et soyons honnêtes, le catalogue de jeux ressemblait plus à une compilation pour EHPAD qu’à une révolution gaming. Quand Microsoft a eu la « brillante » idée de l’imposer dans le pack de la Xbox One, les joueurs ont vu rouge. C’était le début de la fin. En 2017, la production était officiellement arrêtée. Rideau.

La revanche inattendue : une technologie immortelle

Mais pendant qu’on enterrait le Kinect pour gamers, ses organes, eux, étaient déjà en train d’être transplantés partout. Car le vrai trésor n’était pas l’accessoire, mais la technologie qu’il contenait : un capteur de profondeur 3D surpuissant, capable de voir et comprendre le monde qui l’entoure.

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Tu trouves ça cool de déverrouiller ton PC avec ton visage via Windows Hello ? Remercie le Kinect. Le casque de réalité augmentée HoloLens ? Pareil, il est bourré de l’ADN du Kinect. Microsoft a même ressuscité son bébé pour les pros avec l’Azure Kinect, un kit de développement qui fait des merveilles dans des domaines totalement fous.

On parle de solutions qui empêchent les patients de chuter dans les hôpitaux en analysant leurs mouvements, d’optimisation robotique dans l’industrie ou encore d’installations artistiques interactives. Bien loin des parties de « Kinect Adventures », cette technologie est devenue un outil de pointe discret mais indispensable. Ses principes se retrouvent même dans les systèmes de reconnaissance faciale qui sécurisent nos smartphones.

Au final, l’histoire du Kinect, c’est la plus belle success story d’un échec. Un accessoire mort-né dans le jeu vidéo, mais dont la technologie s’est infiltrée partout, bien loin de nos salons. La prochaine fois que tu déverrouilles un appareil avec ton visage, aie une petite pensée pour cet accessoire bizarre qui t’obligeait à sauter sur place pour faire avancer un petit tigre. Il a peut-être perdu la guerre des consoles, mais il a silencieusement gagné celle de l’innovation.

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