Faux billets, double vie et génie oublié : le film « L’Affaire Bokarski » te plonge dans un polar plus malin qu’il n’y paraît

Homme en manteau et chapeau parmi la foule.

En ce début d’année 2026, le cinéma ne traîne pas au vestiaire. Trois films atteignent la solide note spectateurs de 4,1 étoiles sur 5, un score qui sent bon le bouche-à-oreille enthousiaste. Hamnet de Chloé Zhao, Nuremberg de James Vanderbilt et L’Affaire Bokarski de Jean-Paul Salomé se tiennent dans un mouchoir de poche… mais pas tout à fait.

À notes égales, c’est le film français qui rafle la mise, grâce à un volume de votes nettement supérieur. Et quand plus de 2 600 spectateurs tombent d’accord, ça commence à ressembler à un signal très sérieux.

L’Affaire Bokarski, un polar français qui prend tout le monde de vitesse

Si L’Affaire Bokarski s’impose en tête, ce n’est pas un hasard. Jean-Paul Salomé signe ici un polar inspiré d’une histoire vraie méconnue, ancrée dans plusieurs décennies de l’histoire française. Tu suis Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais réfugié en France pendant la Seconde Guerre mondiale, qui met son talent au service de la fabrication de faux papiers sous l’Occupation. Un acte de survie qui va le poursuivre bien après la guerre.

Le problème, c’est que sans existence administrative officielle, impossible pour lui de faire reconnaître ses inventions. Résultat : des petits boulots, une frustration tenace… jusqu’à ce qu’un gangster lui propose un marché aussi tentant que dangereux. À partir de là, le film bascule dans une double vie haletante, entre génie clandestin, criminalité organisée et chasse à l’homme menée par l’inspecteur Mattei, présenté comme le meilleur flic de France.

Une reconstitution historique qui fait mouche sans perdre le spectateur

L’un des grands points forts du film, c’est sa capacité à traverser près de vingt ans de récit sans jamais perdre en clarté. Tu passes d’une époque à l’autre avec fluidité, porté par une reconstitution particulièrement soignée. Décors, costumes, ambiances : tout concourt à te plonger dans des périodes distinctes, sans jamais donner l’impression d’un exposé poussiéreux.

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La mise en scène reste lisible, tendue, efficace. Le film trouve un équilibre rare entre rigueur historique et efficacité narrative. Pas besoin d’être expert de la période pour suivre, comprendre et t’impliquer. C’est précisément ce mélange qui séduit autant : tu apprends, mais surtout, tu ressens.

Un casting solide au service d’un récit dense et humain

Impossible de parler de L’Affaire Bokarski sans évoquer son casting. Reda Kateb porte le film avec une intensité maîtrisée, donnant à Jan Bojarski une épaisseur à la fois brillante et tragique. Autour de lui, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin, Camille Japy et Lolita Chammah composent une galerie de personnages crédibles, jamais caricaturaux.

Le film ne se contente pas d’un simple récit criminel. Il questionne la justice, la responsabilité, la morale et le regard que la société porte sur ceux qui vivent dans ses angles morts. Sans jamais asséner de message, il te laisse réfléchir, douter, prendre position. Un polar cérébral, mais vivant, qui prouve que le cinéma français peut encore jouer dans la cour des grands.

Entre suspense façon casse du siècle et performances aux petits oignons, « L’Affaire Bojarski » t’entraîne dans une aventure palpitante boostée par un casting haut niveau et une reconstitution qui claque.

Petit bémol : ceux qui n’aiment pas les histoires de faussaires risquent de décrocher.

Tu veux une bonne claque ciné ? Plonge sans hésiter dans cet univers bluffant !

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