Le cinéma par IA passe la seconde : ce nouveau film va-t-il enfin nous surprendre ?
Tu te souviens du grand barnum autour de Critterz, ce film d’animation par OpenAI qui devait soi-disant révolutionner Hollywood en mode express et à prix cassé ? On en entend encore parler. Mais pendant que les géants de la tech calibrent leurs algos, un studio turc un peu plus discret pourrait bien changer la donne avec une proposition radicalement différente. Oublie la démo technique, voici venir A Woman Asleep.
Le cinéma IA, acte II : la revanche des artistes ?
Alors, c’est quoi ce nouveau film au titre énigmatique ? C’est le nouveau projet du studio turc Spongeworthy. Et si ce nom ne te dit rien, sache qu’ils ne sont pas des débutants. Ils ont déjà fait parler d’eux avec « Post Truth », un premier documentaire entièrement généré par IA qui avait déjà bien secoué le cocotier. Cette fois, ils passent au niveau supérieur en proposant un film hybride, à mi-chemin entre le documentaire et la fiction.
Le projet est suffisamment solide pour être présenté en première mondiale au Marché du Film Européen de Berlin. On est donc loin du petit court-métrage bricolé sur un coin de table avec Midjourney. Ici, on joue dans la cour des grands, avec une ambition qui semble plus tournée vers l’art que vers la simple prouesse technologique.
Plus qu’un gadget, une vraie vision de cinéaste ?
Ce qui intrigue avec « A Woman Asleep », c’est que le projet semble vouloir répondre à une question essentielle : l’IA peut-elle être autre chose qu’un simple outil pour réduire les coûts et remplacer les humains ? Pendant que l’industrie s’inquiète de l’arrivée d’actrices virtuelles comme Tilly Norwood et que les syndicats grincent des dents, Spongeworthy semble vouloir utiliser l’IA comme un véritable pinceau, un moyen de créer une esthétique et une narration complètement nouvelles.
Leur approche, qui consiste à mélanger le réel du documentaire et l’imaginaire de la fiction grâce à l’IA, pourrait enfin nous offrir quelque chose de vraiment original. De quoi, peut-être, nous faire oublier les visages sans âme et les scénarios plats qu’on redoute tous de voir déferler sur nos écrans.
Le train de l’intelligence artificielle au cinéma est bel et bien lancé, et personne ne pourra l’arrêter. Mais avec « A Woman Asleep », on tient peut-être enfin la preuve que la machine peut servir une vision d’auteur, au lieu de simplement copier ce qui existe déjà. Alors, prêt à donner sa chance à un film co-réalisé par un algorithme, ou tu gardes précieusement ta place pour le prochain chef-d’œuvre artisanal ? Le débat ne fait que commencer.