L’Ukraine dégaine son drone quasi indétectable, et il carbure à l’hydrogène

Drone volant sous ciel orageux au-dessus d'un champ.

On se croirait presque dans un jeu vidéo de type Metal Gear Solid, avec des gadgets qui frôlent la science-fiction. Sauf que cette fois, c’est bien réel. L’Ukraine vient de mettre en service un drone de reconnaissance qui a une particularité de taille : il fonctionne à l’hydrogène. Une petite révolution technologique qui change pas mal de choses sur le terrain.

Un drone en mode Predator

Le nouveau joujou, un dérivé du drone Raybird de la société ukrainienne Skyeton, a troqué son moteur à combustion classique pour une pile à hydrogène. Le but ? Devenir le plus discret possible. Et sur ce point, c’est une réussite. L’engin affiche une signature thermique quasi nulle et fait beaucoup moins de bruit. En gros, il devient extrêmement difficile à repérer pour les capteurs infrarouges et acoustiques qui saturent le champ de bataille. Il peut aussi voler plus haut, se cachant encore mieux des regards indiscrets. Une capacité de furtivité qui n’a rien à envier aux meilleures technologies de l’univers Marvel.

L’autonomie, le petit bémol (temporaire)

Forcément, il y a un « mais ». Cette nouvelle version est un peu moins endurante. Alors que le modèle thermique pouvait tenir l’air jusqu’à 28 heures, la version hydrogène se contente pour l’instant d’environ 12 heures de vol. C’est un compromis : on sacrifie un peu d’autonomie pour un gain énorme en discrétion. Les ingénieurs de Skyeton bossent déjà d’arrache-pied pour pousser l’autonomie à 20 heures. Ce déploiement en conditions réelles de combat, qui a débuté fin 2025, sert justement de test grandeur nature pour peaufiner la technologie.

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Une armée de robots tout droit sortis de la pop culture

Ce drone furtif n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’Ukraine est devenue un véritable laboratoire pour les engins du futur. On a déjà pu voir le Krampus, un drone terrestre qui ressemble étrangement à un Wall-E, mais équipé de lance-flammes thermobariques. Sa mission : nettoyer les tranchées. Dans un autre registre, le drone naval Katran, surnommé « le requin », est une sorte de bateau kamikaze ultra-rapide armé de torpilles, capable de frapper à 1000 km de distance. Ces innovations montrent à quel point le conflit accélère le développement de technologies qu’on pensait réservées à nos écrans.

La guerre se transforme, et elle emprunte de plus en plus ses codes à la science-fiction. Entre les drones furtifs à l’hydrogène, les robots terrestres dévastateurs et les torpilles téléguidées, le futur de la technologie militaire s’écrit sous nos yeux, pour le meilleur et surtout pour le pire.

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