Nosferatu : le film d’horreur de 2024 qui va te hanter bien plus que tes ex

Vampire effrayant sous la pleine lune, château en arrière-plan.

Tu pensais avoir tout vu en matière de vampires ? Après des décennies de créatures de la nuit tantôt scintillantes, tantôt romantiques, prépare-toi à un retour aux sources. Mais attention, un retour aux sources du genre brutal, poisseux et carrément angoissant. Robert Eggers, le sorcier derrière The Witch et The Northman, a osé s’attaquer à un monument du cinéma : Nosferatu. Et le résultat, en salles depuis le 25 décembre 2024, est un cauchemar gothique qui risque de redéfinir tes standards en matière de frousse.

Un remake ? Non, une résurrection

Remettons les pendules à l’heure. Le premier Nosferatu, sorti en 1922, n’est rien de moins qu’une adaptation (totalement pirate) du Dracula de Bram Stoker. Un chef-d’œuvre du cinéma muet expressionniste qui a traumatisé des générations. Alors, quand on a appris que Robert Eggers, un réalisateur connu pour sa précision historique et son amour du macabre, voulait le refaire, on était à la fois hypé et terrifié. Le mec est tellement passionné qu’il a passé dix ans sur ce projet, un rêve d’enfant devenu une obsession d’adulte.

Le film suit donc le jeune Thomas Hutter (Nicholas Hoult), qui part conclure une vente immobilière en Transylvanie avec un certain Comte Orlok. Mauvaise idée. Le Comte, fasciné par un portrait de la femme de Thomas, Ellen (Lily-Rose Depp), décide de tout quitter pour la retrouver, laissant derrière lui un sillage de mort et de peste. Si l’histoire te dit quelque chose, c’est normal, mais la façon dont Eggers la met en scène est tout sauf prévisible.

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Un casting possédé pour une ambiance démoniaque

Le point fort de ce nouveau Nosferatu, c’est son incarnation du mal. Oublie les vampires bellâtres, ici on a Bill Skarsgård (le clown de « Ça », c’est lui) dans le rôle du Comte Orlok. Méconnaissable, bestial, il campe une créature qui inspire plus la répulsion que la séduction. L’acteur lui-même a confié que le tournage l’avait chamboulé, au point d’avoir peur d’avoir « réveillé Lucifer ». Ça te donne une idée de l’intensité du bazar.

Face à lui, Lily-Rose Depp est bien plus qu’une simple victime. Son personnage, Ellen, développe un lien télépathique étrange avec le monstre, créant une tension permanente. Le reste du casting est au diapason, avec des pointures comme Willem Dafoe, Emma Corrin et Aaron Taylor-Johnson qui viennent compléter ce tableau macabre.

Une claque visuelle et une terreur viscérale

Visuellement, le film est une pure merveille. Tourné en Europe de l’Est dans des décors naturels, il transpire l’authenticité. La photographie sublime chaque plan, transformant les paysages en tableaux gothiques aussi magnifiques qu’inquiétants. Eggers ne cherche pas le « jump scare » facile. Il installe une ambiance pesante, une peur qui s’infiltre sous ta peau grâce à un mélange de poésie visuelle et d’horreur viscérale.

Ce n’est pas juste un film d’horreur, c’est une expérience sensorielle complète. Une plongée dans un cauchemar du XIXe siècle, à la fois fidèle à l’œuvre originale et incroyablement novatrice dans son approche. Si tu es fan de cinéma qui prend aux tripes, qui t’en met plein les yeux tout en te faisant flipper comme jamais, tu sais ce qu’il te reste à faire. Ce Nosferatu n’est pas seulement un grand film d’horreur, c’est déjà un classique.

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2 commentaires

  1. Dix ans sur un projet, ça montre bien la passion d’Eggers! Curieuse de voir si l’ambiance lourde fonctionne aussi sur grand écran.

  2. 10 ans de travail sur ce film, ça montre le sérieux du projet. J’suis curieux de voir si l’ambiance gothique tient vraiment ses promesses.

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