Pillion : la romance SM qui retourne le cerveau et explose tous les clichés
Tu pensais avoir tout vu en matière de romance au ciné ? Laisse-moi rire. Oublie les comédies romantiques vues et revues et les drames qui cochent toutes les cases de la prévisibilité. Un film a débarqué pour dynamiter les codes et nous laisser sur le carreau : Pillion. Et crois-moi, tu n’es pas prêt.
Alors, c’est quoi ce film dont tout le monde parle ?
Imagine la scène. D’un côté, on a Colin, un jeune mec tout timide et introverti. Si je te dis qu’il est joué par Harry Melling, alias l’insupportable cousin Dudley dans Harry Potter, ça te pose le personnage ? De l’autre, Ray, un biker charismatique, une montagne de muscles tout en cuir, incarné par le seul et unique Alexander Skarsgård (le vampire de True Blood, le viking de The Northman…).
La rencontre se fait, et paf, ça fait des étincelles. Sauf que leur histoire ne va pas suivre le schéma classique. Ray initie le jeune Colin à son univers : celui des clubs de motards gays où le « pillion », le passager, est aussi le soumis. Commence alors une relation de domination et de soumission, un voyage initiatique dans le monde du BDSM.
STOP ! Range tout de suite tes idées préconçues. Si tu t’attends à un truc glauque, provocateur ou un simple prétexte pour choquer, tu fais fausse route. Présenté au festival de Cannes, Pillion a été acclamé par la critique pour sa tendresse surprenante et son intelligence. Le film traite cette relation SM non pas comme un fantasme scabreux, mais comme le cœur d’une comédie romantique complexe, drôle et touchante.
Un casting en état de grâce dans une histoire qui ne juge jamais
L’alchimie entre Melling et Skarsgård est juste bluffante. Melling est méconnaissable et livre une performance incroyable de vulnérabilité et de force tranquille. Skarsgård, lui, est bien plus qu’un simple dominant monolithique ; il apporte une complexité folle à son personnage. On croit à leur couple, on s’attache, et on voyage avec eux.
Le premier long-métrage de Harry Lighton réussit l’exploit de ne jamais tomber dans le voyeurisme ou le jugement. Le film est cru quand il le faut, avec des scènes explicites qui ne sont jamais gratuites. Elles servent le récit, l’évolution de Colin et sa quête d’émancipation. Pour garantir l’authenticité, le réalisateur a même bossé avec de vrais membres du Gay Bikers Motorcycle Club (GBMCC).
Le résultat est un film qui mélange les genres avec un talent fou. C’est une étude sur la solitude, une histoire d’amour, un récit d’apprentissage et une plongée dans une sous-culture, le tout avec un humour qui fait mouche. Les critiques comparent l’expérience à un mélange entre la franchise de L’Inconnu du Lac et la douceur d’une rom-com à la Nora Ephron. Un grand écart improbable, mais totalement réussi.
Alors, si tu en as marre des histoires d’amour qui ressemblent à un algorithme un peu paresseux, Pillion est le film qu’il te faut. C’est authentique, c’est drôle, c’est touchant, et ça te laissera avec une certitude : la plus belle des romances est souvent celle qui ne ressemble à aucune autre.