Rock, Paper, Scissors : le court-métrage qui redéfinit le film de guerre

On a tous poncé les films de guerre, qu’ils se passent sur les plages de Normandie, dans la jungle du Vietnam ou aux confins de la galaxie. On connaît les codes, les héros musclés et les explosions qui nous en mettent plein la vue. Mais soyons honnêtes, combien de ces films nous parlent vraiment des gens, des civils, de ceux qui se retrouvent au milieu du chaos ? C’est là que débarque Rock, Paper, Scissors, un court-métrage primé aux BAFTA qui prend le contre-pied de tout ce qu’on croit savoir et nous colle une claque monumentale.

Une histoire plus intense qu’une partie de survie

Le pitch est d’une simplicité désarmante et pourtant si puissant. Le film nous plonge près de la ligne de front en Ukraine, mais oublie les tranchées et les assauts spectaculaires. On suit l’histoire vraie d’Ivan, un jeune homme qui aide son père à faire tourner un hôpital de fortune. Leur combat à eux, ce n’est pas de prendre une colline, mais de sauver des vies avec les moyens du bord, de gérer la peur, la fatigue, et de garder une lueur d’humanité quand tout s’effondre. C’est l’équivalent d’une session de This War of Mine en live-action, où chaque choix a un poids terrible.

Le réalisateur Franz Böhm réussit le tour de force de nous immerger dans cette réalité sans jamais tomber dans le pathos ou les clichés faciles. Au lieu de nous montrer des soldats anonymes, il met en lumière le courage ordinaire de ceux qui restent. Les performances des acteurs ukrainiens, Oleksandr Rudynskyi et Sergey Kalantay, sont tout simplement bouleversantes de justesse. On n’est pas face à des personnages, mais bien face à des êtres humains, avec leurs doutes et leur incroyable résilience.

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Une narration qui parle aux passionnés de récits

Pourquoi ce film a-t-il tout pour te plaire, toi, fan de récits complexes et de personnages bien écrits ? Tout simplement parce qu’il applique les règles d’une excellente narration. Il nous rappelle que les histoires les plus fortes ne sont pas toujours celles des « élus » ou des super-guerriers, mais celles des gens normaux confrontés à des situations extraordinaires. C’est l’aventure de PNJ qui deviennent, par la force des choses, les véritables héros de l’histoire. Le titre même, Rock, Paper, Scissors (Pierre, Feuille, Ciseaux), évoque ce jeu de hasard et de choix où les enjeux sont soudainement devenus une question de vie ou de mort.

Ce n’est pas un film qui cherche à t’expliquer la géopolitique, mais à te faire ressentir l’impact humain du conflit. Il ne prend pas parti, il montre. Il humanise une guerre souvent réduite à des cartes et des statistiques dans les journaux télévisés. Cette œuvre est la preuve que le cinéma n’a pas besoin d’effets spéciaux à outrance pour être percutant. Parfois, un regard, un silence ou un simple geste de solidarité en disent bien plus qu’une explosion à dix millions de dollars.

Si tu es en quête d’une histoire qui sort des sentiers battus, qui te prend aux tripes et te fait réfléchir, alors fonce. Rock, Paper, Scissors est une de ces pépites qui te rappellent pourquoi on aime le cinéma : pour sa capacité à nous connecter à des destins et à nous donner une leçon d’humanité. Un visionnage essentiel, qui reste en tête bien longtemps après le générique.

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7 commentaires

  1. Ce passage sur le courage ordinaire m’a vraiment fait réfléchir… C’est rare de voir des films qui montrent ça sans tomber dans le cliché.

  2. Le concept de suivre un hôpital de fortune au lieu des héros musclés, ca change vraiment tout. Ça doit etre hyper intense comme approche.

  3. Le fait que ça montre surtout le courage ordinaire, ça change vraiment de ce qu’on voit d’habitude. Pas besoin d’explosions pour ressentir la tension.

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