Sentimental Value : le secret derrière le film qui a tout raflé aux European Film Awards

Prépare-toi, on va causer d’un film qui vient de faire un véritable braquage. Non, on ne parle pas du dernier Marvel, mais d’une pépite européenne qui a mis tout le monde d’accord : Sentimental Value. Déjà auréolé du Grand Prix à Cannes, le bébé du réalisateur Joachim Trier vient de tout atomiser à la 38ème cérémonie des European Film Awards. Et quand on dit tout, on pèse nos mots : Meilleur Scénariste, Meilleur Acteur, Meilleure Actrice… La totale. Alors, pose ta manette, on t’emmène dans les coulisses d’un chef-d’œuvre annoncé.

Un scénario qui tape là où ça fait mal

Au scénario, on retrouve le duo magique Joachim Trier et Eskil Vogt, déjà responsables du génialissime Julie (en 12 chapitres). Autant te dire que l’écriture est chirurgicale. Loin d’être une simple histoire, Sentimental Value est un plongeon brutal dans un drame familial. Imagine la scène : un père, réalisateur un peu sur le retour, abandonne sa famille. Des années plus tard, après la mort de sa femme, il revient comme une fleur avec un projet de film sous le bras. Un film qu’il espère être son grand retour, inspiré de sa propre histoire, et pour lequel il veut le rôle principal… pour sa fille, Nora.

Problème : Nora, devenue une actrice de théâtre reconnue, l’envoie paître. Qu’à cela ne tienne, le daron engage une star américaine, jouée par l’excellente Elle Fanning, et tente de la modeler à l’image de sa propre fille. Oui, c’est aussi tordu et fascinant que ça en a l’air. On est sur un film dans le film, qui explore le traumatisme, la mémoire et les limites de l’art face aux blessures réelles.

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Un réalisateur à contre-courant

Si tu as vu les précédents films de Trier, tu sais que le monsieur aime bien flirter avec le surréalisme et l’ironie. Pense à la course folle de Renate Reinsve dans Julie (en 12 chapitres) où le temps s’arrête. Eh bien, oublie tout ça. Pour Sentimental Value, le réalisateur a rangé ses effets de style pour une approche qu’il qualifie lui-même de plus directe et tendre.

Il délaisse l’ironie pour parler de sujets intimes, sans honte ni filtre. Le résultat est une œuvre d’une puissance folle, qui rappelle parfois le cinéma d’un certain Ingmar Bergman. Un parti pris audacieux, à une époque où tout est spectacle, qui prouve qu’une histoire poignante se suffit à elle-même quand elle est maîtrisée avec un tel brio.

Des acteurs en état de grâce

Un grand film ne serait rien sans ses acteurs, et là, attention, casting cinq étoiles. Dans le rôle du père, on retrouve le monumental Stellan Skarsgård. Oui, oui, le Dr Selvig dans Thor et Luthen Rael dans Andor. Loin des blockbusters, il livre une performance hallucinante qui lui a valu le prix du Meilleur Acteur Européen. Il est tout simplement magnétique en cinéaste déchu prêt à tout pour retrouver sa gloire.

Face à lui, c’est Renate Reinsve qui incarne sa fille Nora. Celle qui nous avait déjà retournés dans Julie (en 12 chapitres) confirme qu’elle est l’une des actrices les plus douées de sa génération. Son interprétation, toute en douleur contenue et en force tranquille, a logiquement été récompensée par le prix de la Meilleure Actrice Européenne.

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Ce trio d’acteurs exceptionnels donne vie à un récit complexe et bouleversant. Sentimental Value n’est pas un film qui se regarde, c’est un film qui se vit. Une claque qui te hante longtemps après le générique. Si tu cherches une expérience de cinéma pure, dénuée d’artifices mais chargée d’une émotion brute, tu sais ce qu’il te reste à faire. Prépare juste les mouchoirs.

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