### Adobe : Un géant du numérique qui met du gras dans le creative !
Adobe Inc., fondée en décembre 1982 par John Warnock et Charles Geschke, deux anciens de Xerox PARC, a révolutionné le monde du graphisme numérique. Leur première innovation majeure ? Le langage PostScript, qui a permis l’impression précise des polices vectorielles, adoptée par Apple pour son LaserWriter en 1985. Ce duo visionnaire a propulsé Adobe au sommet, avec une capitalisation boursière dépassant les 200 milliards de dollars aujourd’hui.
Fait marquant : en 1987, les frères Thomas et John Knoll créent ImageStrob, rebaptisé Photoshop. Adobe l’acquiert en 1988 pour 200 000 dollars – un investissement génial ! Lancé en 1990, Photoshop domine le marché de la retouche photo, utilisé par 90 % des pros selon Statista. N’oublions pas Illustrator (1987), pionnier du vectoriel, ou Acrobat (1993), inventeur du PDF, format universel téléchargé 2,5 milliards de fois par jour.
Les années 2010 marquent le virage audacieux : en 2013, Adobe passe au SaaS avec Creative Cloud, abonnement à 52 €/mois, générant 80 % de ses revenus (12,4 milliards en 2023). Mais ça grasse les critiques : boycotts pour les hausses de prix et la fin des licences perpétuelles.
Récemment, Adobe met du « gras » controversé avec l’IA. Firefly, lancé en 2023, intègre l’IA générative dans Photoshop et Express, entraînée sur 100 millions d’images Adobe Stock. Scandale en janvier 2024 : les conditions d’utilisation autorisent l’usage des œuvres users pour l’IA, provoquant la colère d’artistes comme Karla Ortiz (pétition de 250 000 signatures). Adobe rachète aussi Magento (2018) pour l’e-commerce et tente Figma (35 milliards $, bloqué par l’UE en 2023).
Partenariats juteux : avec NVIDIA pour accélérer l’IA, ou Microsoft pour l’intégration dans Office. En France, 1 million d’utilisateurs Creative Cloud, boosté par des écoles comme Gobelins.
Adobe n’est pas qu’un logiciel : c’est un empire (29 000 employés) qui « engraisse » la créativité mondiale, mais sous le feu des critiques éthiques. À suivre : Sensei et le métavers. (298 mots)