Hand. Cannot. Erase. : l’heure du prog a (wil)sonné.

HAND. CANNOT. ERASE.
(Steven Wilson, K-scope Records, 2015)

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 Couverture de l’album ; photo de Lasse Hoile.

Salut à toi, sympathique lecteur du Cri trollesque. Connais-tu l’ami Steven Wilson ? Pas personnellement, me répondras-tu, petit comique que tu es. Moi non plus, hélas ! Ce qui est bien dommage quand on veut faire de lui le père de ses enfants. Mais la nature dans ses obscurs desseins m’ayant dépourvu d’utérus, la question ne se pose guère. Comme tu l’auras sans doute deviné (à moins de souffrir du même déficit neuronal que moi), il va être question du dernier album en date du grand sire Wilson, intitulé « Hand. Cannot. Erase » (que l’on se propose ici d’abréger en H.C.E., par flemme assumée). Pourquoi parler de celui-ci en particulier ? Parce que c’est moi qui décide. Aussi parce que des quatre albums solos (car les projets du fourbe sont légions) que le Prophète a à son actif, il s’agit sans doute du plus accessible, et du plus cohérent ; il ne nécessite pas de familiarisation préalable avec le reste de son œuvre, et fut pensé comme tel. En effet, il s’agit d’un concept album, qui se suffit à lui-même et s’avère être assez singulier au sein du travail de l’artiste ; nous y reviendrons. De surcroît, son dernier E.P. étant sorti le 22 janvier  (il vous en parlera mieux que moi sur son propre site), ça permet de faire un peu de pub au passage auprès des nouveaux convertis que j’espère susciter par cet article.

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 Steven Wilson, c’est lui.

Un touche à tout

Commençons par présenter de manière succincte l’artiste en question et le reste de son œuvre, afin de replacer l’album dans son contexte de création. Steven Wilson est un musicien britannique né en 1967. Il manifeste très tôt un intérêt certain pour la chose musicale, écoutant les albums de Pink Floyd, Jimmy Hendrix, Genesis, Yes, ou encore Mike Oldfield, à l’âge même où tout garçon préfère plutôt se curer le nez, jeter des cailloux sur son prochain, ou ficher un pétard dans le fondement des crapauds solitaires. Saine éducation que la sienne. En autodidacte, il apprend à maîtriser la guitare, le clavier, les percussions ; il réalise ses premières maquettes, avec son magnétophone et son microphone, berçant son cœur d’une langueur monotone. Il acquiert une expérience décisive de la scène dès l’adolescence grâce à ses groupes Karma et Altamont. Cependant, les choses sérieuses ne commencent qu’à l’orée des années 1990, avec la création de deux de ses principaux projets: No-Man, et le célèbre Porcupine Tree (« Arbre à porc-épic » ; contemple mon level A2, pauvre mortel). On retrouve dans celui-ci les influences psychédéliques, avant-gardistes et progressives de l’artiste, qui est compositeur et parolier en chef du groupe. On perçoit également dans la composition du line-up (« les différents musiciens qui forment le groupe », mais pompeusement) le souci dont fait montre celui-ci de s’entourer d’interprètes à la fois polyvalents et possédant une identité musicale forte. On notera ainsi la présence du bassiste Colin Edwin, au jeu typé jazz, de Gavin Harrison à la batterie, connu pour son amour des illusions rythmiques (à ne pas reproduire chez soi) ; enfin du claviériste Richard Barbieri, ex-membre du groupe de pop-new wave des années 80 (ça ne s’invente pas) Japan. Tenez, voilà de quoi mettre un nom sur tous ces visages, un son sur ce groupe, et au passage du baume aphrodisiaque dans vos oreilles sales :  

 

 « Anesthetize », tiré de l’album Fear of a Blank Planet, du groupe Porcupine Tree.

L’audacieux Wilson est également producteur ; il possède son propre label, Headphone Dust, et sort régulièrement de nouveaux mixages d’anciens albums de rock (là encore, souvent progressif et psychédélique). Il participe aussi à l’enregistrement d’artistes contemporains, comme Anathema ou encore le groupe de death-metal suédois Opeth. Le bougre sait tout faire, vous dis-je !  

Au début des années 2010, Wilson se détourne de Porcupine Tree pour se concentrer sur des projets plus personnels. Ainsi voient le jour les albums Storm Corrosion (2012), élaboré avec son ami Mikael Akerfeldt, Insurgentes (2009), Grace for drowning (2011), et The Raven that refused to sing (2012) qui sont donc ses autres projets solos. Comment qualifier ces oeuvres ? Eh bien… Elles sont toutes d’une diversité extrême ! Les deux premières sont de forme très libre et présentent des morceaux de longueurs et de natures variées (à l’instar des poils de Demis Roussos), intégrant des éléments trip-hop, électro, funky voire un peu punk. À l’inverse, The Raven est nettement plus typé vieux rock. Chaque morceau narre une sorte de conte rappelant Poe, comme chez Alan Parson’s Project ; on y retrouve des guitares vintage, une flûte traversière qui n’est pas sans rappeler Jethro Tull… Tout un beau monde est présent sur ces albums : Jordan Rudess de Dream Theater, Steve Hackett de Genesis, Nick Beggs de Kajagoogoo, Tony Levin de King Crimson, ou encore Guthrie Govan, pour ne citer qu’eux…

Ci-dessous, deux morceaux issus de ses albums solo :

« Index », tiré de l’album Grace for Drowning

« Drive Home », tiré de l’album The Raven that Refused to Sing.

Vous l’aurez compris, Steven Wilson est un touche-à-tout. Foisonnante est son œuvre et grande sa créativité (tout comme autre chose que la décence me défend de nommer ici). C’est donc pour cela que l’on va parler de H.C.E. ; son concept est plus évident, sa musique plus cohérente, et le tout plus accessible pour qui ne connaîtrait pas Steven Wilson. Et pourtant, en faisant ainsi quelque chose de moins risqué, d’à priori plus consensuel, celui-ci arrive encore à surprendre et à séduire. Autant ses fans les plus assidus que les autres auditeurs, ce qui n’est pas peu dire. Mais venons-en (enfin !) aux faits. 

Un concept album moderne et original

Quelle fut l’inspiration primordiale de H.C.E. ? Wilson avoue que c’est après avoir vu le film-documentaire dramatique Dreams of a Life (2011), réalisé par Carol Morley, que l’idée lui vint de travailler sur le paradoxe de l’isolement croissant de l’individu, certes connecté perpétuellement, mais de manière virtuelle et superficielle à ses semblables. Thème que certains pourraient qualifier de simpliste et de caricatural… Les choses sont cependant bien plus complexes. Le documentaire relate l’histoire (réelle) de Joyce Carol Vincent, jeune femme londonienne retrouvée morte dans son lit, entourée de cadeaux de Noël encore emballés, en janvier 2006… Environ trois ans après son décès (dont la date est estimée à décembre 2003). Sa télévision fonctionnait en continu depuis tout ce temps, retardant ainsi la réaction du voisinage.

 

En voici la bande-annonce, Alphonse.

Dans une vidéo réalisée lors des sessions d’enregistrement en septembre 2014, Wilson déclare avoir surtout été marqué non pas par le fait divers en tant que tel, mais par la personnalité même de Vincent qui semblait parfaitement incompatible avec une fin aussi tragique :

« Now, what’s really interesting about this story is that your initial reaction when you hear a story like that is, ‘Ah, little old bag lady that no one notices, no one cares about.’ [Vincent] wasn’t [like that]. She was young, she was popular, she was attractive, she had many friends, she had family, but for whatever reason, nobody missed her for three years.« 

Bible de Wilsonome, livre I, verset X.

C’est ainsi que celui-ci prit le parti d’élaborer sa propre fiction, mettant en scène une jeune femme à l’ère des technologies numériques et des réseaux sociaux. Cette dernière est à l’image de Joyce Carol Vincent ; jolie, plutôt populaire, et (au départ du moins) apparemment épanouie… Wilson se propose donc de raconter l’histoire de sa vie, de nous faire vivre ses moments d’allégresse ou de sérénité, ses moments de colère ou de dépression, d’exposer la longue déliquescence la menant à l’isolement puis à l’aliénation…

Ce rapide résumé, pour le moins déprimant, en dissuadera peut-être plus d’un. Et pourtant, cela vaut la peine d’être écouté. Oui, l’écoute de H.C.E. peut s’avérer ardue. Celui-ci ne peut pleinement s’apprécier qu’à force de concentration ; il est construit comme une œuvre immersive, et les morceaux déconnectés perdent de leur force évocatrice. H.C.E. est construit comme un tout cohérent ; d’ailleurs, son concept ne se restreint pas au simple support de l’album: l’ingénieux Wilson a en effet poussé le vice jusqu’à créer un journal intime, sous forme de blog, tenu par son personnage ; en voici le lien pour les plus curieux d’entre vous.

On y voit l’héroïne mettre en scène sa vie solitaire et la détresse qui la caractérise, la sublimer par des photographies, des dessins ou des textes. À l’heure des réseaux sociaux, cet emploi du blog fictionnel pour faire s’exprimer le personnage n’est pas anodin. Il renvoie à la publication (plus ou moins inconsciente ?) des états d’âmes les plus divers sur Facebook, Twitter et consorts, que tout usager a déjà remarquée, critiquée, ou pratiquée. Vous l’aurez compris, le but recherché par Wilson est non pas le rêve éthéré d’un univers imaginaire, mais bel et bien une expérience réaliste, criante de vérité, puissamment évocatrice. Les thèmes abordés sont des plus concrets, et questionnent notre propre rapport aux autres, aux outils numériques, sans tomber dans la caricature. La revue allemande Visions est même allée jusqu’à qualifier H.C.E. d’équivalent à « The Wall (celui des Pink Floyd, bien sûrndlr) pour la génération Facebook » (voir image ci-dessous).

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 Montage de promotion tiré de la page Facebook de Steven Wilson.

 Deux morceaux de l’album ont fait l’objet d’un clip :

  • Le premier, Perfect Life, évoque une sorte d’âge d’or dans la vie de l’héroïne : les moments passés avec sa sœur adoptive lors de leur adolescence. Cette dernière, plus âgée, joue un véritable rôle initiatique auprès d’elle. Wilson confie la réalisation de ce clip à Youssef Nassar, en le priant de s’inspirer de la photographie de l’un de ses films préférés, Picnic at Hanging Rock de Peter Weir (1975). Celle-ci se veut noble, éthérée, lumineuse, poussant la grâce des personnages mis en scène à son paroxysme, montrant l’adolescence dans ce qu’elle peut avoir de plus paisible et de plus épanouissant (pour une fois !).

 

 

  • Le second, Routine, évoque la phase ambiguë faisant suite à un traumatisme vécu par l’héroïne. Il ne s’intéresse pas à sa douleur la plus manifeste, à ses accès de chagrins les plus violents, mais bel et bien à son banal quotidien, à sa façon de se protéger en s’accrochant à un cadre futile, mécanique, par des gestes insignifiants répétés indéfiniment… Pour progressivement prendre de la distance et finalement se résigner, accepter l’abominable, la perte de ce qui fut jadis si crucial dans sa vie. Mais je ne vous en dis pas plus, voyous ! La réalisation du clip est cette fois confiée au studio d’animation de Jess Cope, qui avait déjà collaboré avec Wilson sur trois de ses précédentes vidéos. 

 

 Côté artwork, la conception du booklet est le fruit d’une collaboration entre Steven Wilson (je vais finir par l’abréger en S.W. si ça continue) et son acolyte de longue date Lasse Hoile. Là encore, nous sommes confrontés à quelque chose de sobre, de mesuré, de réaliste. Des photos, de jeunes femmes pour la plupart, pratiquement pas retouchées (les photos, hein), aux couleurs et aux grains divers évoquant autant de souvenirs d’époques révolues. Les paroles sont elles aussi cohérentes avec le concept. Le registre de langue n’est pas plus soutenu que la forme de l’écriture n’est poétisée ; n’oublions pas que la narratrice met en scène sa propre histoire, à la première personne. À noter d’ailleurs la présence de deux voix féminines sur cet album : celles de la chanteuse israélienne Ninet Tayeb et de Katherine Jenkins, que vous pouvez entendre dans les deux clips ci-dessus. Présence bienvenue car le chant principal masculin a tendance à faire oublier que l’histoire racontée est celle d’une femme, et l’est surtout par une femme.

Une expérience exigeante et immersive

Ce qui m’amène donc à l’album même, aux aspects musicaux de la chose. De nouveau, Wilson s’entoure de musiciens fabuleux issus des horizons les plus divers : Nick Beggs à la basse, Guthrie Govan à la guitare, Marco Minnemann (je ne me rappelle jamais combien de –n il prend, le fourbe) à la batterie, Adam Holtzman aux claviers, Theo Travis à la flûte et au saxophone, et bien d’autres… S.W. lui-même joue absolument de tout selon le morceau, remplaçant parfois ses musiciens. S’il assure comme toujours le chant principal, il délaisse quelque peu la guitare au profit des claviers sur cet opus.

Steven Wilson on TourL’ami Wilson et sa bande de joyeux drilles: N. Beggs, M. Minnemann, A. Holzman, G. Govan.

Bon, et les morceaux, me direz-vous ? Parce que c’est bien beau de nous parler de progressif, mais ça ressemble à quoi, tout ça ? Je vais aimer, moi ?

Et c’est bien là que le bât blesse, chers lecteurs. Il est strictement impossible de plaquer une seule étiquette sur cet album. Ce qui n‘est d’ailleurs pas plus mal. « Hé ! Mais t’as pas dit plus haut qu’il était plus cohérent et accessible que les autres ? ». Sméagol l’a dit. Sméagol a peut-être menti… Tout dépend de chacun, une fois de plus. Ce que je voulais dire par là, c’est qu’il y en a pour tout le monde, question styles musicaux. Et que, non, ça ne part pas pour autant dans tous les sens de manière anarchique : H.C.E. est un album très construit et très écrit ; chaque style employé, chaque instrument sollicité, chaque mise en place amenée a sa raison d’être. Les émotions se succèdent et trouvent ainsi leur cohérence au sein même de cette diversité. Elles sont à l’image d’une vie : on y trouve autant de nuances que de contrastes, de ruptures que de continuités. Et c’est précisément ça qui rend le tout si subtil et si insaisissable. Si exigeant, aussi ; autant ne pas vous mentir, il s’agit-là d’un travail ambitieux (les jaloux diront « prétentieux »), qui nécessite une écoute attentive et continue. Pas la peine d’essayer de l’écouter pour se motiver au boulot, dans la torpeur laborieuse d’une fin d’après-midi grisâtre, l’esprit embrumé par les relents d’aisselle besogneuse et les remugles putrides d’un vieux café de sous-marque émanant de la bouche de votre collègue quinquagénaire, celui-là même qui ne peut s’empêcher de vous parler autrement qu’en vous soufflant son haleine dégueulasse dans les narines et en se plantant devant-vous, là, tout près de votre visage, le con !

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« Les vrais l’écouteront pieds nus à la fenêtre. »

-Saint Wilson à ses apôtres.-

Oui. Mieux vaut l’écouter chez soi, d’une traite. Et plutôt deux fois qu’une. Vous êtes là pour voyager, vivre pleinement l’expérience que vous propose S.W. Peut-être même serez-vous conquis par cette diversité extravagante. Il a été dit que même les fans les plus orthodoxes du saint Wilson ont pu être surpris par ce dernier album : en effet, qui aurait pu se douter que le fourbe, dans sa générosité curieuse sans cesse renouvelée, introduirait des accents pop, des ambiances électro dans ce nouvel opus ? À contrario, quel auditeur, ne connaissant pas son œuvre jusque-là, pourra se douter que des passages des plus sombres voire des plus dissonants, clairement identifiables au metal, l’attendent vers la fin de l’album ? Mais là encore, il serait excessivement réducteur de diviser l’œuvre de cette façon-là, tant celle-ci est subtilement composée.

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Rassurez-vous; il blague. Encore que…

C’est pourquoi je ne vous parlerai pas ici des morceaux de façon individuelle et précise. Le propos était de vous donner envie d’écouter cet album, et de voyager. Le plus dur reste de s’y mettre et de rentrer dedans, d’accepter de traverser des ambiances aussi diverses que riches. Il y a du Kate Bush dans Routine (dixit Wilson himself), du Led Zeppelin dans Home Invasion, du Rush dans 3 Years Older, de l’électronique dans First Regret et Perfect Life, de la folk des plus planantes dans Transcience, du progressif pur et dur (long et perché, comme on l’aime !) sur Ancestral… Certains morceaux sont des plus courts (1’54’’ pour Ascendant here on…), d’autres longs (13’30’’ pour Ancestral). Certains sont très homogènes et répétitifs, d’autres voient se succéder les motifs musicaux en adoptant une structure beaucoup plus libre… Aussi est-il très difficile de vous donner une idée qui rende justice à chacun de ces morceaux, surtout pour un gland tel que moi, doublé d’un flemmard patenté. Et puis, ne serait-ce pas là tuer une part de magie, qui est celle de la découverte ? Alors, aimables lecteurs, qui que vous soyez, merci d’avoir tenu jusque-là contre vents et marées, et, je l’espère, bonne écoute !

 

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Nous avons là un album très riche, très varié, aux ambiances multiples. Ce n’est définitivement pas celui dont les morceaux sont interchangeables et d’une efficacité infaillible ; il requiert une voire plusieurs écoutes attentives, en continu : le mot d’ordre est celui d’immersion. Écoutez-le comme The Wall des Floyd, Tommy des Who, ou même comme une symphonie ou un opéra classique. Si vous voulez vous détendre sans prise de tête, laissez-tomber. Si vous voulez découvrir une nouvelle approche de la musique, être surpris, avoir une expérience unique en son genre… Foncez ! 

Steven Wilson approves

Fly

Créature hybride issue d'un croisement entre le limougeaud et le normand, le Flyus Vulgaris hante les contrées du Sud-Ouest. Son terrain de chasse privilégié étant les poubelles, celui-ci se délecte de musique progressive, de livres d'histoire ennuyeux et de nanards des années 90. Dans sa grande mansuétude, la confrérie du Cri du Troll l'admit en son cercle, mettant sa bouffonnerie au service d'une noble cause. Devenu vicaire du Geek, il n'en fait pas moins toujours les poubelles.

Lâche ton cri

  • 13 février 2016 at 2 h 04 min
    Permalink

    Que ce soit pour son projet solo éponyme ou son fameux groupe Porcupine Tree, Steven Wilson a tout d’un grand. En tant que gros fan du monsieur, je ne peux que te conseiller tous ses travaux. Et l’article de notre Troll Fly lui fait effectivement honneur.

  • 12 février 2016 at 17 h 00 min
    Permalink

    Ça donne envie ! Faut vraiment que j’écoute ce Steven Wilson dont j’entends si souvent le nom sans jamais savoir de quoi (ou qui) il est question…
    Merci pour cette article plein de détails intéressants, et très complet, Fly !!! ;)

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