La Folle Histoire de Max et Léon : c’est sympa

Mine de rien, la Folle Histoire de Max et Léon était un petit peu attendue, en bien comme en mal. L’équipe de Very Bad Blagues (David Marsais et Grégoire Ludig, avec leur réal’ Jonathan Barré) qui s’attelle à un long métrage, ça pouvait être très fun. Mais ça pouvait aussi être l’occasion, comme Gad Elmaleh ou Elie Semoun, de juste monter un film autour d’un sketch ou un personnage de sketch et puis basta ! Alors au final, ça donne quoi ?

Ça c'est une belle amitié virile
Ça c’est une belle amitié virile

Et bien, durant les premières minutes du film, j’avais un mauvais pressentiment. L’introduction des personnages est ponctuée de blagues assez inégales. Clairement, certains gags tombaient à plat ou faisaient l’effet d’un bon gros coup de coude avec clin d’œil à l’appui, genre « tu l’as eue la vanne ? ». Mais une fois les péripéties démarrées, on se rend déjà compte qu’on est devant un VRAI film. Il y a un scénario, qui repose sur une bonne idée de départ, et qui a permis aux gars du Palmashow de servir l’humour qu’on leur connaît bien.

Bon, il y a quelques trucs lourds, on marche parfois sur la frontière entre le bon et le mauvais goût comique (il arrive qu’on perde l’équilibre) mais les trouvailles intéressantes, les moments vraiment drôles et la bonne volonté sincère et évidente ont suffi à me faire sortir de la salle avec un franc sourire aux lèvres, tout en disant « ouais, c’était sympa ».

Alors peut-être était-ce dû à ma grosse sympathie envers le duo David Marsais / Grégoire Ludig, que j’ai toujours trouvés excellents ? Peut-être aussi grâce à un casting assez costaud, où les têtes connues s’égrènent comme les perles d’un chapelet (Petrocore, poète moderne) ? Sûrement oui, mais il faut avouer que tout ce beau monde joue correctement et tient bien son rôle. Des rôles plutôt bien écrits d’ailleurs, puisque même les personnages secondaires voire tertiaires se voient offrir une certaine personnalité qui fait qu’on y croit. Il y a même quelques instants d’émotion réussis, c’est vous dire.

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La Folle Histoire de Max et Léon est donc un coup d’essai très convaincant, pour une première réalisation de long de Jonathan Barré. Si vous cherchez un film sympa, pas prise de tête, c’est une bonne pioche. En tout cas, dans le registre « comédie française » en ce moment, c’est ça où les Têtes de l’Emploi (je ne vous mets pas de bande-annonce ici, hors de question de souiller le site) et il y a CLAIREMENT pas photo : La Folle Histoire de Max et Léon, au moins c’est drôle.

Petrocore

Tout comme Narfi, Petrocore est issu de la sous-espèce des Trolls du Périgord (d'où son nom). Il se nourrit de tout ce qui passe à sa portée du moment que ça a été cuit dans de la graisse d'oie, voire de canard. Parce qu'il aime le gras, Petrocore est surtout versé dans la musique métal brutale et toutes sortes de produits faisant preuve d'un bourrinisme sans failles ou d'un humour pas fin.

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