Le multi local a de l’avenir : focus sur quelques jeux indés !

Les jeux vidéos ont bien évolué avec l’arrivée du net : on a pu commencer à jouer en ligne comme de gros sales, avec toute sa bande de potes, là où il y a encore quelques années on ne pouvait jouer qu’à deux sur notre vieille NES. Malheureusement, cette évolution bienvenue n’a pas eu que du bon, car tandis que le jeu en ligne explosait, le multi en local lui a eu tendance à être relégué en second plan, voire à se casser la margoulette, si bien que désormais, certains jeux se voient dotés d’un mode multi en ligne mais pas en local. Fausse bonne idée tant le nombre de joueurs augmente et tant ils aiment à se retrouver autour de jeux fédérateurs ! Et on le voit nettement avec la multiplication des soirées à thème jeux vidéo (rétro, indé…) ou l’émergence de nouveaux lieux dédiés au gaming.
Qu’à cela ne tienne jarnidieu, Lazylumps et Narfi ont décidé de vous présenter quelques titres dégottés sur Steam, auxquels vous pourrez jouer avec vos copains/conjoints/frangins/petits chiens, tous ensemble autour d’une pizza pepperoni, et de quelques bières, parce que bon, faut pas pousser.

Mother Russia Bleeds, castagne russe !

Un pack de binouze, quatre copains freluquets et motivés. Un jeu. Voilà le paradigme des soirées potes qui peuvent vous mettre la banane pour affronter la dure réalité d’une semaine longue et banale. Pétrocore, Flavius, Nemarth et moi-même, Lazylumps, rédak’chef de la horde, nous nous y sommes essayés autour d’une petite découverte indé française (cocorico !) pas piquée des hannetons et qui fait dans l’efficacité brute : Mother Russia Bleeds.

Chaque joueur choisit son personnage entre quatre bourrins : Serguei un pro des coups de pied sautés, (joué par Lazylumps qui fait tout pareil dans la vraie vie), la tatouée Natasha, une femme de caractère, (comme Nemarth dans la vraie vie), Ivan (Flavius, qui aime les gros bourrins) et Boris (Pétrocore, qui est tombé amoureux du personnage). Et c’est parti pour un gros beat them up des familles où l’on va casser du Russe, du zombie, du camé, du sado-maso, des chiens… à grand coup de poings dans la gueule, de battes, de poutres, de tout. Avec ses graphismes en pixel art de très bonne facture, et son rythme nerveux à souhait, Mother Russia Bleeds tient ses promesses et envoie les joueurs dans un univers complètement chtarbé où la Russie devient une terre d’apocalypse sous LSD.

Le gameplay est très accessible ; un bouton coup de poing, un coup de pied, un pour le saut, un pour le « grab » et un pour la fatalité, rien de plus simple. Plus on enchaîne de coups, et de kills, plus on fait péter les scores, jusqu’au bout du niveau ! Un tableau de highscore déterminera quel joueur à été le plus prompt à péter des rotules avec talent.

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Le personnage de Boris jette ses excréments sur les ennemis. Je vous avais dit que Pétrocore était tombé amoureux !

Très honnêtement, nous n’avons fait aucune attention au scénario préférant faire exploser les scores le plus vite possible. Et ce fut très bien comme ça pour une soirée potes. Pourtant, nous aurions dû. Car Mother Russia Bleeds est bien plus fin qu’il n’y parait après avoir refait le jeu en solo (un solo beaucoup moins amusant pour le coup tant l’IA des bots qui nous accompagne est aux fraises) si tant est que l’on s’y intéresse de plus près. Je vous laisse découvrir les tenants et aboutissants d’un scénar vitaminé à l’adrénaline et au délire post DROGUE.

Ne vous y trompez pas, voilà bien un jeu qui tient ses promesses : être super fendard en multi tout en étant super accessible. A l’ancienne !

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Tiens tiens, mais qui sont ces gens dans le fond ?
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Oui, c’est un bain de sang perpétuel. Et oui, ce boss là est bien un ours que l’on tue en donnant de grand coup de poutrelle en métal.

A noter les nombreux clins d’œil à ses aînés comme Street of Rage dont l’inspiration est omniprésente… mais aussi à Hotline Miami pour son côté « sombrez dans la folie en cassant des bouches » (ce n’est d’ailleurs pas un hasard, Devolver, l’éditeur, est aussi celui d’Hotline Miami !). Bref, si vous cherchez un jeu coop à quatre, frontal et violent qui ne vous ment pas sur la marchandise, foncez.

Mother Russia Bleeds est fun, crade, déluré, dispose d’une bande son qui tabasse, et d’un gameplay de scoring tout à fait adapté à une soirée entre potes !

 

Viking Squad, trio d’potes pour poutrer à la gloire d’Odin !

Viking Squad est un jeu indé lancé dans le grand bain de Steam par les petit gars de Slick Entertainement qui signent ici leur premier jeu. On vous laisse découvrir ce beat’em all fort sympathique par le biais de notre petit Let’s Play, sorti il y a quelques semaines de ça !

Ici, on enchaîne les niveaux en tuant à peu près tout ce qui bouge en coop. Ça hurle de rage, ça tape son bouclier, et à la fin soit ça craque, soit ça performe. Une bonne pioche pour une soirée entre potes !

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Overcooked, Briseur d’Amitié Simulator 2016

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En voilà un jeu qu’il est trippant. Alliant à la fois le travail d’équipe et l’anarchie la plus totale, votre but sera d’une simplicité enfantine : envoyer des plats complets après les avoir cuisinés. Simple isn’t it ?

Pour cela, trois boutons d’action, oui, vraiment. Trois. Un pour « déclencher une action » comme couper, soulever, lâcher ; le stick pour se déplacer ; et un dernier bouton pour dasher lorsque le temps commence à manquer.

Mais voilà, les plats s’accumulent, les clients s’impatientent, on perd des points, Petrocore n’a pas coupé les oignons, Graour a déclenché un incendie, Narfi tabasse les rats qui piquent les aliments tandis que vous venez de malencontreusement tomber du camion comme un vieux jeans Levi’s…
Wait, what ?

Et oui, dans Overcooked votre principal ennemi, en plus de vos potes qui font n’importe quoi sans discipline martiale, ce sont les niveaux, complètement barges : on cuisine sur des camions roulants à toute berzingue sur l’autoroute, sur un bateau dont le roulis fait constamment coulisser les zones de jeu ou encore sur une banquise qui glisse la race à sa graND MERE P*#%$N !
En général, le chaos s’installe très vite dans vos parties, pour le bonheur de vos zygomatiques, et le malheur du boulet de votre bande, qui subit brimades et insultes tel le dernier commis de cuisine chez Gordon Ramsay.

Sans oublier bien évidemment, parce que les développeurs ont tout compris à la vie, un mode compétitif, où l’on peut s’affronter en équipe. Affrontements qui peuvent vite virer au pugilat dans la vraie vie, étant donné qu’on peut aller piquer les plats déjà prêts de l’équipe d’en face pour les envoyer à leur place.
Oui, ça a de quoi briser plus d’amitiés qu’un vol de frites ce genre de koudpütt™.
Bref, Overcooked est grand : c’est bordélique, jouissif, chaotique, hyper drôle, et pour peu que vous ayez picolé un peu auparavant, ça devient très vite la foire d’empoigne et d’insultes inventives et fleuries.

 

Nidhogg, escrime et scream

Aaaaaah Nidhogg, sans doute le jeu que préfère employer Narfi pour humilier ses adversaires, bien qu’il y soit impossible de teabagger qui que ce soit. C’est de l’escrime 2D, c’est simple comme bonjour, facile à comprendre et difficile à maîtriser, et surtout, PUTAIN de jouissif. Bref, c’est génial.

Le principe est simple, le joueur de droite doit tuer ou esquiver le joueur de gauche, et se rendre aux bords à gauche de l’écran. Inversement pour le joueur de gauche. Le tout sans aucune pitié jusqu’à l’écran final !
On vous laisse avec un petit Let’s Play, où Lazylumps se fait humilier dans les grandes largeurs.

Broforce, huile et bromance virile

Là encore, un petit Let’s Play vaut bien mieux qu’un long discours. On vous laisse profiter de ce petit bijou de run & gun, pas aussi débile qu’il n’en a l’air au premier abord ! Puis bon, y a Rambro et Bronan. C’est de la bonne came.

Les trolls vous proposent un vieux Let’s Play indémodable. D’autant qu’il était impensable de parler de jeux multi et de ne pas mentionner Broforce !

Verdict

Nous avons choisi de vous parler de quelques coups de cœur, il est évident que nous en laissons de côté pour ne pas pondre un article de 8 pieds de long. On aurait pu vous parler de Gang Beasts, un très bon jeu de « bagarre » où le nawak est de mise. On pourrait aussi vous parler de l’inénarrable Rocket League ou bien encore de FIFA qui reste un des meilleurs jeux multijoueurs jamais réalisé (j’entends de là les sifflets de mes camarades) ou encore Towerfall Ascension, petite perle d’indé où quatre joueurs s’affrontent en 2D avec pour seul arme un arc et quelques flèches ! On aurait pu ! Mais on s’est cantonné à quelques découvertes, pour vous laisser à vous aussi le loisir de découvrir et de nous faire partager vos coups de cœur.

LazyLumps

Déjà petit, le troll Lazylumps collectionnait les cailloux. Après en avoir balancé un certain nombre dans la tronche de tout le monde, il est devenu le "Rédak' Chef" de la horde, un manitou au pouvoir tyrannique mais au charisme proche d'un mollusque. Souvent les nuits de délire on l'entend hurler "ARTICLE ! ARTICLE ! IL FAUT UN ARTICLE POUR DEMAIN".