28 Years Later réinvente le film de zombies et tu n’es absolument pas prêt
On va être honnête, quand on a appris que la franchise 28 Jours Plus Tard revenait d’entre les morts, on a tous serré les fesses. On a trop soupé des suites foireuses et des reboots sans âme pour s’emballer. Mais cette fois, tu peux laisser ton cynisme au vestiaire. 28 Years Later: The Bone Temple n’est pas juste une suite, c’est une claque monumentale qui redéfinit l’horreur et met KO tout ce que tu croyais savoir sur les infectés.
Deux histoires, une apocalypse totale
Loin de se contenter d’une simple course-poursuite sanguinolente, le film, brillamment écrit par Alex Garland, se scinde en deux récits qui s’entrechoquent dans un chaos absolument jouissif. D’un côté, on suit un Ralph Fiennes magistral en docteur un peu barré, Kelson, qui mène des expériences étranges sur un infecté Alpha qu’il a surnommé Samson. Cette partie explore la nature même du virus à travers une relation quasi philosophique entre l’homme et le « monstre ».
De l’autre, on retrouve le jeune Spike, déjà vu dans le volet précédent, qui tombe entre les griffes d’une secte de sadiques menée par un Jack O’Connell terrifiant dans le rôle de Sir Jimmy Crystal. Ce culte, composé de jeunes n’ayant connu que le monde post-apocalyptique, a banalisé une violence d’une brutalité inouïe. Ça fait froid dans le dos et ça pose une question essentielle : que devient l’humanité quand elle n’a plus aucun repère ?
Nia DaCosta impose une vision plus psychologique
Confier la caméra à Nia DaCosta (la réalisatrice du remake de Candyman) était l’idée du siècle. Elle abandonne le style épileptique de Danny Boyle pour une mise en scène beaucoup plus atmosphérique, qui mise sur une tension psychologique de tous les instants. Le véritable monstre, ici, n’est plus seulement l’infecté qui court vite, c’est l’idéologie qui ronge les survivants de l’intérieur.
Le film bascule dans une ambiance qui mélange horreur pure, thriller et même des pointes de folk horror qui te glacent le sang. Le tout est porté par des acteurs en état de grâce, avec un Jack O’Connell qui campe un méchant absolument inoubliable, du genre à hanter tes nuits bien après le générique.
The Bone Temple ne se contente pas de faire honneur à ses prédécesseurs, il les transcende. C’est une œuvre sombre, intelligente et viscérale qui prouve que le cinéma de genre a encore de très beaux jours devant lui. Fonce le voir, tu ne le regretteras pas.
Le passage sur la secte qui banalisé la violence, ça donne grave matière à réflexion. Ça change des gros zombies bourrins classiques.
Le duo d’histoires me donne grave envie, surtout l’idée du doc et son «monstre» Samson. Trop hâte de voir comment ils traitent ça niveau psy!
Le rôle de Kelson et cette relation avec l’infecté Alpha, ça change la donne, j’avais jamais vu le virus traité comme ça avant