3 semaines pour tout récupérer : le guide de survie avant la mort définitive de Rakuten France

La plateforme historique de vente en ligne, autrefois connue sous le nom de PriceMinister, s’apprête à disparaître définitivement. Après des mois d’attente et de recherches infructueuses pour un repreneur, Rakuten a communiqué un calendrier précis aux clients et vendeurs. Les opérations s’arrêtent plus tôt que prévu, avec des conséquences concrètes sur les transactions en cours et l’accès aux données personnelles.
Les dates limites à retenir pour les ventes et les retraits
À partir du 30 septembre 2026 à 23 h 59, plus aucune transaction ne sera possible sur le site ou l’application mobile. Les ventes, qu’elles proviennent de professionnels ou de particuliers, seront bloquées sans délai supplémentaire. La garantie gratuite proposée aux acheteurs particuliers reste active pour traiter les réclamations liées aux achats antérieurs, selon les conditions habituelles. Les vendeurs disposent quant à eux d’un délai jusqu’au 10 novembre 2026 à 23 h 59 pour demander le reversement des fonds accumulés via le partenaire de paiement. Au-delà, les comptes seront fermés et toute récupération deviendra beaucoup plus complexe.
Une longue histoire marquée par la concurrence et les changements
Fondée en 2000, la marketplace française visait à défier les géants du secteur dès ses débuts. Le rachat par le groupe japonais en 2010 pour environ 200 millions d’euros n’a pas permis d’atteindre les objectifs fixés en Europe. Le passage sous la marque Rakuten en 2018 n’a pas inversé la tendance : le nombre de clients actifs a diminué d’un tiers en dix ans, tandis que le trafic a chuté de plus de 40 %. La concurrence d’Amazon et l’arrivée de plateformes asiatiques ont pesé lourd. Le groupe a déjà mis fin à ses activités similaires dans plusieurs pays européens depuis 2016, et 180 emplois sont concernés en France cette fois.
Ce qui change pour les acheteurs et les vendeurs après la fermeture
Une fois la plateforme éteinte, les litiges devront être gérés directement entre les parties, sans intermédiaire. Les acheteurs perdront l’aide d’un tiers de confiance pour résoudre les problèmes de conformité ou de vices cachés, ce qui complique les démarches surtout lorsque les vendeurs se trouvent à l’étranger. L’historique des transactions et les attestations d’achat resteront consultables jusqu’au 10 novembre 2026. Les utilisateurs sont invités à agir rapidement pour sécuriser leurs informations et leurs fonds avant que l’accès ne soit coupé.






