Rakuten France menacé de fermeture : 180 salariés concernés

Un géant du commerce en ligne hexagonal vacille. Anciennement PriceMinister, la plateforme Rakuten France explore toutes les options pour sa survie, avec un risque de cessation d’activité qui plane sur ses équipes. Dans un secteur dominé par des mastodontes, cette nouvelle marque la fragilité des acteurs historiques.
Des débuts prometteurs à une érosion progressive
Créée au début des années 2000 par un entrepreneur français, cette marketplace a rapidement conquis les amateurs de bonnes affaires, surpassant même certains concurrents internationaux à l’époque. Acquise par le groupe nippon en 2010 pour une somme conséquente de 200 millions d’euros, elle ambitionnait de défier les leaders européens. Pourtant, la valorisation a chuté drastiquement à seulement 65 millions d’euros six ans plus tard. Malgré des initiatives comme les programmes de remboursement en argent, les offres de produits d’occasion ou les outils logistiques avancés, les résultats n’ont pas suivi. Au fil d’une décennie, la base d’utilisateurs réguliers a diminué d’un tiers, tandis que le nombre de connexions mensuelles a plongé de plus de 40 %. En fin 2025, elle recensait encore environ 9,5 millions de passages uniques chaque mois, loin des volumes records des géants du secteur.
Un marché saturé et des candidats à l’affût
La direction a mandaté une banque d’affaires spécialisée, Carlsquare, pour piloter la recherche d’acquéreur, avec des signaux encourageants de plusieurs acteurs. Des distributeurs majeurs comme les enseignes de grande distribution ou des spécialistes multimédia pourraient sauter sur l’occasion, attirés par une audience fidèle et une infrastructure technique solide. Tout repreneur devra toutefois absorber les **180 postes** en jeu et injecter des fonds pour moderniser l’offre. Le paysage e-commerce français est impitoyable : les places de marché représentent près des deux tiers des transactions en ligne, mais Amazon écrase la concurrence avec des dizaines de millions de visites, suivi de près par des purs players comme Cdiscount ou des sites de revente. Rakuten, reléguée au 17e rang en audience fin 2024, peine à se démarquer dans cette arène où l’innovation et les prix bas dictent la loi.
Le recentrage du groupe japonais et des précédents européens
À Tokyo, la maison-mère opte pour une refonte stratégique, privilégiant les télécommunications via Rakuten Symphony, les liseuses avec Kobo ou les applications de messagerie comme Viber. En France, seules les branches publicitaires et vidéo du groupe perdurent. Ce désengagement n’est pas isolé : depuis une décennie, les opérations similaires ont été arrêtées en Espagne, Allemagne, Royaume-Uni et Autriche, faute de rentabilité suffisante. La filiale tricolore était la dernière survivante en Europe. Pour les geeks friands de deals sur gadgets, jeux ou collector, cette incertitude pourrait bousculer les habitudes d’achat, poussant vers des alternatives plus robustes tout en soulignant les défis de la tech face à la consolidation du marché.
Alors que le processus de cession bat son plein, l’issue reste suspendue à un repreneur motivé. Un sauvetage pourrait relancer ce vétéran du web, ou marquer la fin d’une ère pour les chasseurs de promotions avisés.






180 postes en jeu, c’est énorme… Mais est-ce que vraiment y’a pas moyen que Rakuten se réinvente avant fatalité ?
Les 180 postes en jeu, c’est énorme. J’espère qu’un repreneur va sauver ces emplois au lieu de juste faire du profit.
180 postes menacés ça fait vraiment mal.. J’espère qu’un repreneur va vite sauver la baraque, surtout avec 9,5 millions de visites par mois c’est pas ridicule.
180 postes en jeu c’est énorme, j’imagine l’angoisse pour ceux qui bossent encore chez Rakuten… faut vraiment une solution rapide
180 postes en jeu, c’est énorme… J’espère que le repreneur aura vraiment les moyens de moderniser le site sinon ça sent la fin rapidement.