Le record terrifiant de l’année : 8 heures de blocage sans eau ni clim dans des TGV et des remboursements ridicules

train desertique canicule

Le lundi 25 mai 2026, jour de la Pentecôte, le retour de week-end a viré au cauchemar pour des centaines de voyageurs. Sur la ligne à grande vitesse Sud-Est, au nord de Lyon, deux TGV se sont retrouvés immobilisés suite à une rupture de caténaire qui a coupé l’alimentation électrique. En pleine canicule avec des températures extérieures dépassant les 30 degrés, les rames sans climatisation sont devenues insupportables.

Une infrastructure fragile mise à l’épreuve par la chaleur

Vers 16 heures, à hauteur de Montanay dans le Rhône, le défaut d’alimentation a paralysé un Paris-Nice et un Lille-Marseille. L’électricité coupée, les systèmes de régulation thermique ont cessé de fonctionner et les wagons se sont rapidement transformés en véritables étuves. La SNCF a rapidement réagi en distribuant de l’eau et en faisant intervenir les équipes de protection civile pour les passagers les plus affectés. Une locomotive diesel a finalement été mobilisée pour dégager les convois une fois l’alimentation rétablie après environ six heures d’arrêt.

Des heures d’attente éprouvantes pour les voyageurs

Les passagers, nombreux sur ces deux trains, ont dû supporter une chaleur étouffante pendant de longues minutes avant de pouvoir descendre en sécurité sur les voies pour respirer. Plusieurs malaises ont été signalés et l’assistance médicale a été nécessaire. Certains ont décrit l’atmosphère comme « intenable », forçant les plus fragiles – enfants et personnes âgées notamment – à supporter des conditions extrêmes. L’évacuation partielle a permis de soulager la situation, mais l’attente globale s’est étendue sur plusieurs heures avant la reprise du trafic.

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Retards en cascade et mesures d’indemnisation

L’incident a entraîné un embouteillage ferroviaire majeur sur l’axe Sud-Est, avec des trains déviés sur des lignes classiques et des retards atteignant jusqu’à huit heures pour les arrivées les plus tardives. La SNCF a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes de la rupture de caténaire. Les clients Inoui concernés par des retards supérieurs à trois heures sont éligibles à un remboursement de 75 %, tandis que ceux d’Ouigo bénéficient d’une indemnité de 50 %.

Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité du réseau ferroviaire face aux épisodes de fortes chaleurs et aux incidents techniques sur les infrastructures d’alimentation. La compagnie s’engage à tirer les enseignements de cette panne pour éviter de nouvelles galères estivales.

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