Macron fait un coup de maître : 1 milliard d’euros pour transformer Mulhouse en forteresse électrique française !

macron

Dans le sillage de l’accélération vers l’électrique, Stellantis s’apprête à moderniser en profondeur son site historique de Mulhouse. L’annonce surprise d’un investissement supérieur à un milliard d’euros, portée directement par Emmanuel Macron, permet à l’usine alsacienne de sécuriser sa production de véhicules électriques dès 2029 sur la nouvelle plateforme STLA One.

Une annonce surprise qui relance l’usine alsacienne

Macron a devancé la communication officielle du constructeur en révélant les contours du projet lors d’une rencontre à l’Élysée consacrée à l’électrification industrielle. Le site, qui emploie environ 4 000 salariés et 500 intérimaires, verrait sa ligne de fabrication transformée pour accueillir une familiale électrique dès 2029. Actuellement, la production tourne au ralenti avec seulement 135 000 véhicules par an, loin des volumes d’avant la pandémie. Cette injection de capitaux, dont une partie financera aussi le centre de recherche de Belchamp, offre un bol d’air à une usine qui n’avait pas encore de nouveau modèle attribué.

La STLA One, pari technologique pour contrer la concurrence asiatique

Derrière cet engagement se profile la plateforme STLA One, conçue pour simplifier la production grâce à 70 % de composants partagés entre citadines et familiales. Elle accepte indifféremment des motorisations électriques ou hybrides et vise à réduire significativement les coûts, avec l’objectif affiché de se rapprocher des prix pratiqués par les constructeurs chinois. Les premières applications chez Peugeot (208 en 2027, puis 308 et 2008) dessinent déjà une stratégie cohérente avant l’arrivée du modèle mulhousien. Des partenariats avec des acteurs chinois comme Leapmotor et Dongfeng complètent le dispositif pour optimiser les approvisionnements.

A lire aussi  GrowHR, le robot inspiré des os humains qui s’étire, marche sur l’eau et défie les lois de la robotique

Le plan FaSTLAne 2030 : restructuration européenne et enjeux pour l’emploi

Cette bonne nouvelle locale s’inscrit dans une stratégie plus large baptisée FaSTLAne 2030, qui prévoit une réduction de 800 000 unités de capacité en Europe d’ici cinq ans. Si Mulhouse et Rennes tirent leur épingle du jeu grâce aux coentreprises chinoises, d’autres sites comme Poissy sont appelés à fermer ou à se reconvertir. Stellantis table sur une amélioration du taux d’utilisation des usines, passant de 60 à 80 %, tout en préservant l’essentiel des emplois via des reconfigurations ciblées. Le milliard alloué à l’Alsace illustre donc à la fois un sauvetage et une étape d’un vaste rééquilibrage industriel.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *