Réacteur nucléaire sur la Lune : on en sait un peu plus sur le plan choc de la NASA pour survivre dans l’obscurité éternelle

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La Nasa a levé le voile sur les contours précis de son ambitieux programme Moon Base, qui vise à établir une présence humaine durable sur notre satellite naturel. L’agence américaine mise sur une approche progressive mêlant robots autonomes et futures habitations près du pôle Sud, une zone riche en ressources potentielles. Ce chantier colossal, qui s’étale jusqu’en 2036, promet de transformer la Lune en véritable laboratoire extraterrestre.

Des lancements robotiques dès l’automne 2026

Le calendrier s’accélère avec trois missions entièrement automatisées prévues cette année. La première, Moon Base I, embarquera des charges utiles scientifiques sur l’atterrisseur Blue Moon Endurance de Blue Origin dès l’automne. Les deux suivantes, Moon Base II et III, impliquent respectivement Astrobotic avec son rover FLIP et Intuitive Machines pour des tests de mobilité et un laboratoire de recherche. Ces vols permettront d’étudier le terrain, de valider les alunissages et de réduire les risques avant l’arrivée des astronautes. L’objectif : accumuler des données précieuses sur la surface lunaire tout en testant des véhicules autonomes destinés à cartographier les futures zones d’atterrissage.

Rovers de longue distance et drones bondissants en 2028

Pour explorer efficacement des centaines de kilomètres carrés, la Nasa a sélectionné Astrolab et Lunar Outpost afin de concevoir des rovers tout-terrain robustes. L’un d’eux pourra transporter près d’une tonne de matériel, tandis que l’autre privilégiera vitesse et autonomie avec une pointe à 14 km/h. Blue Origin assurera leur livraison grâce à deux contrats. En parallèle, le projet MoonFall déploiera en 2028 quatre drones développés par le Jet Propulsion Laboratory et transportés par Firefly Aerospace. Ces engins effectueront des sauts spectaculaires afin de photographier en haute résolution les cratères et d’identifier les sites idéaux pour les futures bases. Ces équipements poseront les fondations d’une infrastructure capable d’accueillir des humains de manière soutenue.

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Les véritables obstacles d’une présence humaine prolongée

Si les annonces se multiplient, des zones d’ombre persistent sur l’énergie, la protection contre les radiations et les techniques de construction indispensables à une vie durable sur la Lune. La concurrence chinoise, qui vise un alunissage habité avant 2030, accentue la pression. La Nasa communique encore peu sur ces aspects critiques, pourtant essentiels pour passer des premières expériences à une base opérationnelle étalée sur des centaines de kilomètres carrés. La région du pôle Sud, choisie pour ses potentiels gisements de glace, représente un défi logistique inédit que ni les États-Unis ni aucune autre puissance n’ont encore pleinement maîtrisé.

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